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Lundi 9 novembre 2009
Il y a toujours une petite pause entre la première partie et le groupe ou l'artiste qu'on vient réellement voir après. Et ce mardi soir-là, nous n'y avons pas échappé. Hugh Coltman sera une fois de plus salué et applaudi par le public quand il (re)viendra débrancher et récupérer lui même son matériel. Ce qui, une fois sorti de scène, ne doit pas être évident.

Ensuite l'attente est un peu longue, tout semble près mais néanmoins ce n'est toujours pas l'heure ! On voit des techniciens passer et repasser avec leur lampe torche, moment qui me fait toujours autant sourire. Car je sais que ça devient imminent. Je me demande si ce n'est pas le public dont une partie est sûrement  au bar, que nous attendons. Pour patienter, on a toujours droit à une bande son, plus ou moins longue, qu'on écoute en boucle. Là aussi on s'habitue, mais un jour, quand j'aurai épuisé toutes les questions intéressantes à poser, il faudra que je leur demande si c'est eux qui la choississe ou la salle ! Ca serait pas bien de le savoir, ça ? Non ?!

Il est 21h, les lumières s'éteignent. Le public crie et applaudie.

Les musiciens se mettent en place et les premières notes de Ridicule se font enfin entendre.

Il y a un musicien en plus dans le groupe, ce qui porte leur nombre sur scène à 5 devant nous.

J'aime l'introduction d'un concert, le moment où ça y'est ça commence, ou ça y'est c'est pour maintenant !

Pendant quelques secondes on savoure le début.

Puis on aperçois Renan derrière un rideau. Je le pointe du doigt et le montre à mon chéri qui ne l'avait pas forcément remarqué dessuite. Mais j'ai l'oeil et je suis là pour ça ! Je repère les entrées sur scène quasi instantannément !

J'voudrais te donner des nouvelles de moi savoir si toi aussi tu ressens ça là...

Entre deux couplets, Renan qui ne peut visiblement pas attendre plus, nous demande si ça va. Grand "ouaiiis" du public en guise de réponse. Ben tu m'étonnes que ça va maintenant que tu es là.

Le ton est donné, ce soir le concert sera sous le signe du J'aime bien ce bordel !

En arrière plan sur le rideau, le décor représente un immeuble par un jeu de lumière.

Dès le premier titre, je suis dedans, je fredonne le refrain et quelques paroles. Et il faut savoir que Renan regarde son premier rang contrairement à un certain Bénabar. Il me voit et me fait un petit signe de la tête. Je suis jamais certaine que ça me soit précisément destiné, mais je pense bien sans me tromper que sur celle-ci, à ce moment-là, c'était pour moi le petit sourire. Ce qui fait toujours plaisir. Et il sera attentif à son premier rang tout au long du concert, ce qui n'enlève rien au plaisir partagé.

Renan nous dit qu'il est ravi de revenir sur cette belle ville de Lyon, qu'ils en avaient quelques bons souvenirs. Il nous dit qu'il ne sait pas si on était avec eux la dernière fois qu'ils étaient passés et vu notre réponse  : un très clair, net et fort "ouiiiii", il nous dit qu'on leur a manqué ! « Merci d'être venu, j'espère que vous allez passer une bonne soirée avec nous !  » Qui ressemble un peu à ce que dit Bénabar. On voit bien que ces deux-là sont proches, ce qui procure un nouveau sourire sur mes lèvres. J'adore ce genre de clin d'oeil que seuls certains peuvent comprendre. D'autant plus quand j'en fais partie. Puis il dédie la prochaine chanson, Les gens sont fous, aux quelques vrais fous qui sont dans la salle.


On passe d'une folie à une autre, Renan rassure ceux qui se posent la question, il n'est pas un voyeur maladif, néanmoins il nous invite à chanter avec eux, si on connait la chanson suivante. Ce que le public fera sans se faire prier et qui donne lieu à une jolie chorale sur Les voisines. Belle énergie, belle volonté et spontanéité de la part du public, la soirée va être longue !

Moment kitch à souhait sur Je suis une feuille. Ce n'est pas de la faute de Renan mais de toutes les filles (voir les femmes redevenues ados) qui m'entourent, qui chantent plus fort que lui, de manière amoureuse, la voix tramblotante, limite la larme aux yeux. OhohOh.

Mes racines, que le public des gradins a réclamé en choeurs précédemment, même si, ni nous ni Renan avions compris ce qu'ils disaient là-bas au loin. Renan nous parle de son enfance passée à la campagne, du gars du village d'à côté qui avait pris un malin plaisir à s'en prendre à sa personne, comme s'il y avait un certain challenge à se mesurer à quelqu'un de sa carure, chose que Renan essayait d'oublier en se rappelant du petit succès qu'il avait auprès des filles, il se rattrapait comme ça. On entend un "même encore aujourd'hui" dans la salle. Renan poursuit, il se souvient que c'était assez touchant lorsqu'une fille arrivait toute rouge pour lui glisser un petit mot...

Il veut parler bien sûr de la Rue de l'oiseau lyre.

De toute façon les filles ont toujours raison. Vous en voulez la preuve ? Je suis un Chien mouillé. Enfin c'est pas moi, qui le dis, mais c'est lui.

Pour la prochaine chanson, Renan s'entoure de deux de ses musiciens, Martin et Louis, et de leurs deux colosses également appelés grands-mères, surnom que l'on donne à la contrebasse. Il s'agit de L'iris et la rose.

Puis il nous demande si certains d'entre nous sont venus en stop aujourd'hui et nous fait un petit prélude pour introduire Nantes. Renan est à la guitare et joue avec tellement de simplicité, sans chercher les notes, sans réfléchir, que ça en devient beau de le voir toucher chaque corde avant que sa voix se pose sur ce titre que j'aime plus particulièrement. Et je me demande s'il en joue pas. Quel charmeur.

La mélodie de ce morceau résonne en moi au rythme des claquements de mains qui accompagnent les instruments.

Aux timides anonymes, découvert en inédit lors de la tournée précédente. Très beau titre. Renan confiera quelques jours plus tard lors d'un reportage pour un journal télévisé, que cette chanson est en fait une déclaration d'amour aux timides, que c'est un trait de caractère qu'il aime beaucoup chez les gens, qu'il trouve ça très touchant et qu'il aime bien les gens qui se mettent de côté et qui regardent tout en sentant que ça bouillonne à l'intérieur... Tu m'étonnes.

Puis on passe au prochain sujet : La fille de la Bande premier single du Clan des Miros et son désormais traditionnel les filles c'est rien que des pleureuses qu'on ne présente plus, auquel le public réagit vivement.

Puis vient le moment d'être Repenti dans la banlieue nord de Dijon. A la suite de ce dernier, il est temps pour Renan de nous présenter ceux qui l'accompagnent ce soir mais que nous connaissons déjà car ils sont là depuis le début à ses côtés pour la plupart d'entre eux : Manu Feramus à la batterie, Antoine Dijol aux guitares, Louis à la contrebasse et Martin Gamet à la basse et à une multitude d'autres instruments et nous les voyons alors tous arriver à tour de rôle sur le devant de la scène pour s'assoir devant nous sur des fauteuils fabriqués pour l'occasion avec des cartons tout simplement !

Car pour la chanson suivante, il s'agit de déménagement : Chez toi. Ils interprètent ce titre à quelques mètres de nous seulement et ce genre de proximité et le naturel donc Renan fait part face à nous s'apprécie toujours autant à sa juste valeur dans une salle remplie par des centaines, voir des milliers de personnes. Je suis sûre que si je tendais les bras, je pourrais presque le toucher du bout des doigts. J'en profite pour regarder chaque musicien et tenter de saisir chaque détail.

La fin du concert se fait sentir avec I was here, jolie ballade et véritable philosophie de vie et hymne au bon temps que l'on prend notamment lors des concerts en compagnie de tels artistes. C'est pourquoi j'occupe mes loisirs à graver partout "I was here". Il va falloir se quitter bientôt, hélas.

Il nous demande si ça va toujours. Et lors de Camelote, j'ai une tendre pensée pour une amie, souvenir d'un de ses nombreux et anciens titres de blog.

Le Clan des Miros,
et son je ne vois rien venir. Impossible d'expliquer là aussi ce qui fait que ce titre me transporte ailleurs.

Puis nous changeons de cadran et on passe à 24h01 avec une minute Brad Pitt où nous l'admirons entre deux sourires, on ne s'en lasse pas. Et il fallait s'y attendre après une soirée pareille, qu'évidemment en rentrant, nous allions encore passer une Nuit blanche.

Lors du Lacrymal Circus, un des rares titres sur lesquels je n'accroche pas trop, les très beaux arrangements et les dessins qui défilent en arrière plan me feront changer d'avis. Ca rend très bien ce soir-là. A la fin, Renan nous improvise un petit morceau à la trompette façon musique de cirque ! Pari réussi, je sens enfin les souvenirs qui collent au corps comme une vapeur d'essence.

D'habitude je préfère largement au vieux lyon qui a peur du feu et au clown triste, sans parler des cuivres qui sont malades, quand Renan nous racontant des bêtises. Renan se lâche, on parle plus de ça ce soir, non, parce qu'on est pas à une connerie prêt dans ce concert !

Sous les cris, les applaudissements et les Renan à la pelle, il revient avec Monsieur Marcel.

Puis alors que l'on crie une autre, une autre, il nous présente son équipe de techniciens, et on reconnait le nom de certains qui ne nous est pas inconnus puisqu'ils sont également en tournée avec Bénabar.

La lettre dans une ambiance démente avec les mercis de Renan, sincères et chaleureux et la bande instrumentale qui continue presque sans fin avec les choeurs du public. Le son de nos voix couvrant celui des instruments et un Renan heureux de son succès mérité. Ca saute partout, ca sent de plus en plus le final. Bordel pourquoi déjà ? On est si bien là. J'en veux encore mais c'est comme il veut, c'est lui qui décide. Payapapayapapapayapapapayapapa !

Difficile de se quitter sur ce morceau, Renan revient pour deux derniers titres en rappel. En premier un duo avec sa première partie, Hugh Coltman, une reprise des Beatles : Girl. On a donc l'honneur d'entendre Renan chanter en anglais même si c'est pas vraiment une réussite ! Mais ça valait le coup, rien que pour savourer le ah girl et revoir une dernière fois Hugh et la complicité entre ces deux-là lorsqu'il s'agit de se plaindre des femmes.

En éternel séducteur, Renan s'approche de nous et termine son concert avec une chanson d'amour. Il veut que l'on fasse de beaux rêves... Femmes à lunettes vient mettre un point final à la playlist et au concert de ce soir. L'appareil photo entre les mains, j'immortalise une dernière fois Renan et sa bande. Les lumières se rallument, je regarde encore la scène pendant quelques instants, grave ce moment en mémoire et puis très vite il nous faut partir.


Mais je garderai encore pendant longtemps des souvenirs de cette soirée. C'était mon 3ème concert de Renan, après celui à l'Espace Albert Camus à Bron pour le Festival international "Les Guitares" en 2007, et celui au Palladium de Genève, en Suisse lors du Festival "Voix de Fêtes" en 2008.

Inutile de chercher à me convaincre moi, pour une nouvelle date, je suis séduite et j'aurai bientôt en main, mes prochains billets de concert disons, pour 2010 cette fois-ci...
Par Alison - Publié dans : Musiques
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Vendredi 6 novembre 2009
Hier après-midi, jeudi 05 novembre 2009, après avoir pris le repas avec une bénabarge, dans un restaurant universitaire tout neuf et entourée de futurs médecins, je me dirige vers la Fnac pour me rendre à l'évènement du jour : le showcase de Renan Luce.

J'arrive vers 15h, rue de la république. Le ciel est gris et il y a de la pluie fine. Impossible de se mettre à l'abris car quelques personnes sont déjà là. Des barrières sont mises en places près de moi. Il nous faudra donc attendre dehors et non pas à l'intérieur comme je l'espérais. Quelques minutes plus tard, je me mets dans la file. D'autres personnes sortent, pensant elles aussi pouvoir échapper à l'humidité. Je compte, je suis 13ème. J'observe autour de moi, et un élèment me fait sourire. En face il y a un ravalement de façade. Une amie me rejoind et commence alors une période assez longue ! Malgré les dernières nouvelles qu'on se raconte sur nos vie et en dépit de ma grosse paire de chaussettes et de mes botines fourrées, le temps n'arrive pas à passer et le froid commence à se faire ressentir.

Exit nos envies de shopping, moi qui pensait pouvoir faire quelques boutiques (nous sommes dans la rue commerçante par excellence) vu qu'il y a déjà quelques personnes devant nous même s'il faudra plus d'1h avant que la totalité des barrières soient recouvertes de vestes et de parapluies. Vers 17h, il y a une longue file, peut-être 300 personnes qui ont répondu présentes, à vue d'oeil.

Au bout de 2h30 on s'impatiente. Certains disent qu'il n'est pas là... La veille il était à Lille alors s'il s'y est pris à la dernière minute pour faire le trajet, il n'est pas près d'être sur Lyon ! (Petite rectification : c'était le lendemain qu'il était sur Lille et non la veille comme je le croyais, je me suis un peu embrouillée parmi les dates ! Le 04 il était bien dans le nord mais à l'ouest à Saint-Lô dans la Manche en Basse-Normandie après avoir été le 03 en Bretagne) Presque 3h après, on peut enfin rentrer au chaud. 10 par 10 et sans fouille. Ca c'est de l'organisation. Pourquoi ? Parce qu'entre la chaleur qui nous envahit soudainement et les températures basses qui nous ont engourdi, le temps de reprendre nos esprits, il nous faut monter quelques marches d'escaliers et sans bouscludades, ça s'apprécie.

Ca y'est nous sommes dans la salle. Au bout de la 3ème rangée, sur la gauche. Il y a un laps de temps où j'ai du m'absenter, car désormais 28 personnes se trouvent devant nous contre une dizaine précédemment ! Très rapidement la salle est remplie. Archi-pleine même. 100 personnes assises et quelques dizaines debouts sur les côtés et dans le fond de la salle. On nous explique comment va se dérouler la rencontre avec Renan Luce.


On apperçoit Martin Garmet, un de ses musiciens à la basse et aux percussions, qui fait quelques va-et-vient probablement pour voir s'il y a du monde dans la salle, et ajuster encore un peu les derniers détails. Puis très vite Renan arrive, en jean et vieux pull. Spécial et je dirai même assez moche, mais c'est selon les goûts, et on a déjà dit plus haut dans cette note, qu'aujourd'hui, on ne parlerai pas mode ! Bref, il est là, lui et en vrai, tout simplement à quelques mètres. Il s'excuse pour le retard, un problème avec la SNCF qui n'a pas voulu le laisser venir, visiblement.

Il nous demande si nous sommes bien installés (mais à vrai dire on ne s'est pas encore remis du froid) et demande à ceux qui sont debouts s'ils sont punis ! Puis il entame le mini-concert pour 7 titres d'une durée de 30-45 min environ : Ridicule, La fille de la Bande, Les voisines, Nantes, On n'est pas à une bêtise près, La lettre, Monsieur Marcel.

Dès les premières notes de Ridicule, les souvenirs du concert revient à la surface. A un jour près ça fera un mois que je l'ai vu pour la dernière fois. Dessuite, j'ai une envie assez irresistbile de danser, mais comme nous sommes assis, et pour ne pas déranger ceux de derrière, je ne peux pas bouger dans tous les sens. Alors je me contente de battre la mesure avec mes jambes, mes pieds et ma tête ! Certaines paroles me font toujours se petit quelque chose qui font que je les aime.

Le public est calme et timide, Renan le remarquera et ne se gênera pas pour nous le dire ! Ce qui provoquera un "je t'aime" de la part d'une jeune femme qui est soit disant "troublant" bien que j'en doute. On est loin de l'ambiance d'un concert, mais moi même, je n'arrive pas complètement à m'exprimer de la même manière et bien que Renan soit naturel ou tente de le rester, je ne pense pas qu'il vive lui aussi les mêmes sensations que sur scène. Entre deux chansons, le médiator dans la bouche, Renan nous dit quelques mots. Puis entre deux gorgées de Coca, pour ne pas citer la marque, il nous demande si certaines d'entre nous sont venus en stop et... fait un bide total ! Intro à revoir mon cher Renan car à Lyon nous avons les TCL (même s'ils sont souvent en grève) et la Fnac est en plein centre ville !


Les premières notes de Nantes me rendent toujours aussi rêveuse, ailleurs, dans mes pensées sans réfléchir à rien, je ne sais pas si ce sont les bons mots car je n'arrive pas vraiment à décrire ce que je ressens si ce n'est que c'est en profondeur que j'apprécie cette mélodie. Sans savoir pourquoi, je les attend, je les connais, je les adore jusqu'à ce que sa voix douce se pose sur ce morceau. D'autant plus quand il la joue dans une salle toute petite où la proximité en fait un moment où on se sent et où on se sait hautement privilégié.


Lors de la 2ème partie, le public s'est réchauffé, et communique un peu plus. Sous l'impulsion de Martin, on se lève pour l'avant dernier titre, La lettre. On tape enfin dans les mains, plus fort qu'au début, et ça y'est on a mis du temps, mais on est parti et on apprécie maintenant chaque minute, chaque parole, chaque silence ! Les applaudissements se font plus intenses et plus chaleureux, on en redemanderait presque si on savait que le temps n'était pas compté pour tous les autres restés dehors. Nous avons droit à Monsieur Marcel en rappel et avec plaisir surtout, nous confie-t-il.


Puis c'est la fin et il faut se lever pour aller reprendre notre place dans la file pour les dédicaces. Le temps pour nous de ramasser nos affaires puis de les reposer finalement sur une chaîse pour ne pas être encombrée inutilement et pour Renan d'aller fumer une cigarette dehors (et donc au passage d'apprendre qu'il fume...), la table est installée, les fauteuils  en partis pliés et débarassés et ça défile maintenant à une vitesse un peu trop démesurée. On nous averti qu'on pourra pas prendre de photos par respect pour les personnes qui attendent (soit disant encore) dehors (mais en repartant il ne restait personne). On passe dans les premières mais on est loin de ce que nous avons vécu au Transbordeur.

Autant lors du mini-concert, Renan a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il avait et ce qu'on donnait en retour, bien que je ne le sentais pas complètement dedans, autant désormais, j'ai carrément l'impression qu'il n'est plus vraiment avec nous. Le temps est compté, les vigiles nous presse et Renan ne prend pas vraiment le temps ni d'écouter, ni de signer des autographes. Nous n'avons pas pu resté ensuite pour le voir faire avec les autres, mais il n'est pas trop souriant, pas trop détendu et s'il avait une montre il devrait peut-être se concentrer pour ne pas la regarder. Ca fait parti du jeu, je l'accepte, il a tellement partagé auparavant que je le pardonne. Mais c'est dommage car en programmant un showcase à 17h30, ils savaient tous que ça pourraient pas traîner... Ca fait partie de la promotion de l'album, c'est un tout petit plus, je pense, mais il faut pas trop en attendre non plus sous peine d'être déçue. Je n'ai rien à redire, j'ai été largement comblée, largement servi précédemment. ll s'agit probablement que d'une opération de promotion qui est faîte dans différentes villes de France mais qui se ressemble et qui est un peu partout pareil.

Lorsque c'est mon tour, j'en profite quand même pour lui glisser quelques mots de remerciements en souvenir de la soirée du 06 octobre dernier. Je le remercie une fois de plus pour sa disponibilité après ce concert-là, le long moment qu'il avait passé avec nous. Je le remercie également d'avoir fait l'aller-retour aujourd'hui et je lui présente mon amie en la montrant du doigt comme elle s'est déjà éloignée. Je lui fait signer Le Clan des Miros, avec mon marqueur rouge tout en lui épelant mon prénom, Renan étant très soucieux de ne pas se tromper sur l'orthographe ! Je lui dis que j'ai déjà une photo avec lui et que donc je n'en demanderai pas, mais que mon amie aimerait bien en avoir une, même si on nous a dit que non... Renan me répond que ça va pas être possible car il y a beaucoup trop de monde et que si on commence à en faire, c'est foutu pour la suite. J'essaye d'insister un peu, usant de tous les arguments à ma portée, les 2h30 d'attente dans le froid, le coup de la 1ère fois, le petit habitant sous le nombril ! J'ai tout tenté car j'aurais tellement aimer que mon amie ait sa photo pour pouvoir l'afficher fièrement, mais rien n'y fera. Devant ma détermination, il me propose néanmoins de revenir à la fin, d'ici 30 min m'assure-t-il et me dit qu'il posera volontier à ce moment-là. Je tente alors de récupérer mon stylo que Renan garde précieusement, lui dit une dernière fois merci, et le laisse (enfin) tranquille.

Un peu plus d'1h30 plus tard c'est déjà fini avec la sensation que c'est passé trop vite. Néanmoins j'étais contente de le revoir, de vivre un petit instant de plus sur un petit nuage et de partager ce moment avec une amie qui ne l'avait jamais vu bien que pour toutes les personnes qui étaient dans ce cas-là, il n'aura peut-être pas fait aussi bonne impression que ce qu'il aurait pu, lui qui est si gentil et si généreux d'habitude.

Notre soirée se prolonge autour d'un bon chocolat chaud pour moi et d'un café fumant pour mon amie, bien mérités avant de rentrer de nuit, auprès de nos chéris respectifs qui commencent à se languir.

A très vite Renan, et merci pour tout quand même, t'étais pas obligé, et j'en suis bien consciente. Et puis ça peut pas être toujours exceptionnel, même si avec des artistes comme toi, on y prend rapidemment goût et que c'est pas l'envie qui manque...

Par Alison - Publié dans : Musiques
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Mardi 13 octobre 2009

« Maintenant tu dois choisir
C'est moi ou c'est lui »


OUTTPAC - Infréquentable - Bénabar



~ Joyeux Anniversaire Elise !!!
Ca tombe bien que t'aies besoin d'un peu de bénabar, si tu vois ce que je veux dire...
Photo souvenir d'un très bon séjour passé sur Lyon avec une invitée de marque.
Bénabarge de surcroit. ~
Par Alison - Publié dans : Humeur en chanson
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Jeudi 8 octobre 2009
Vers 19h, les agents de sécurité se rapprochent. Ce soir ils ont sorti les costumes et les cravattes. Sûrement pour nous impressionner. C'est sûr qu'ils imposent le respect, mais moi aussi, car je suis là depuis 3h maintenant, bravant le froid et la pluie et ils doivent bien se douter que ce n'est pas mon moment préféré ! Ca se parle par talkie-walkie interposés, se briefent une dernière fois, et ils se posent sévèrement devant nous. Il me semble que certains sont des nouvelles recrues, un petit excès de zèle ne fera donc pas de mal pour se faire bien voir. Entre temps, des bénévoles d'une association (solidarité sida je crois) arrivent et passent devant. Derrière nous, ça s'agite et c'est l'affolement. Puis d'autres personnes arrivent et passent elles aussi en priorité. Elles connaissent un des agents de sécurité, le plus vieux et ce n'est pas la 1ère fois que nous les voyons... C'est comme ça, que peux-t-on y faire ?

Les sacs poubelles sont en place, même si avec le vent, ce n'est pas pratique de les faire tenir ! La fouille peut commencer. En se dirigeant vers un des agents, ils nous repoussent. Mon chéri passe finalement en premier, comme prévu. Comme il n'a rien d'autres dans les mains que sa place de concert, il aura droit à une longue fouille au corps. Nécessaire certes, mais exagéré. Je passe ensuite, et alors qu'un des agents m'a déjà fouillé mon sac de revitallement, il y a quelques minutes lorsque je lui ai demandé confirmation pour les sandwichs (selon les salles et selon les humeurs, on peut ne pas avoir le droit de les rentrer alors même qu'ils en vendent à l'intérieur... Et après faut pas s'étonner que des personnes fassent des malaises), je me le refais fouiller avec plus d'insistance. Il finit par se douter que j'ai cacher des bouteilles d'eau et devra insister pour que je les sorte.

« Soit résigné[e] y a pas d'issue ! » - Renan Luce

Il me dit "si on vous les demande, c'est qu'on a des raisons, il vous faut jouer le jeu, on est pas là pour vous faire la moral", mais pour moi ça n'a tout sauf l'air d'un jeu, ça ne m'amuse pas, ce à quoi je lui répondrai donc, visiblement très contrariée, vu la vitesse à laquelle mes paroles sortent de ma bouche : "et si je les garde, c'est que j'ai des raisons aussi ! Je ne compte pas les jeter sur l'artiste !". Une fois les bouteilles trouvées, je vais pour repartir, je pensais qu'il avait regardé mon sac, mais non ! Sauf que je n'ai plus une seule main de libre, vu que je tiens maintenant une de mes bouteilles (ouverte et sans bouchon, tellement pratique) dans une main et mes sandwichs dans l'autre ! On inverse un peu les rôles, et je lui dis "allez-y regardez mon sac !" parce qu'il reste-là sans rien faire et moi je ne peux pas l'aider.  Et que maintenant son petit manège commence à me saoûler franchement et me faire perdre un temps précieux. II finit par se débrouiller (en même temps, il était déjà ouvert, donc c'était pas trop dur) et s'acharne sur mon sac à main, vu que je me suis rebellée...

Mais ne trouvera rien cette fois-ci. Faut dire qu'il fallait y penser : l'appareil photo était dans une boîte de mikado pas encore ouverte. Oui, tout cela est très recherché et un brin provocateur, mais je teste de nouvelles méthodes. Paris Bercy m'attend à la fin de l'année (concert de clôture de la tournée Infréquentable de Bénabar !) et je dois me renouveler. Cependant c'est lassant de devoir user de subterfuges pour pouvoir tout simplement rentrer de quoi boire et manger après autant d'heures d'attente. Et de quoi prendre quelques souvenirs pendant le concert et pourquoi pas à la fin aussi !  Et, non je n'ai pas toujours faim sur commande.

« Soit pas maussade ou sinistre... » - Renan Luce

Passons. Mais il me semble que c'est légitime et entre nous, si j'avais envie de faire mal à un artiste, je commencerai par lui jeter ma paire de chaussures au visage ! Ou mon vieux téléphone portable, ou alors je pourrais escalader les barrières et me retrouver en quelques secondes sur la scène pour faire un scandale ou pourquoi pas l'attendre à la sortie ? Non, si vraiment j'y réfléchissais, je suis sûre que je choisirai pas une bouteille d'eau comme projectile, ce qui me ferait en plus perdre du temps et donc risquer de ne pas être au bon endroit pour viser.  Il faudrait qu'ils méditent cela. (Soraya, si tu me lis, j'aimerai beaucoup savoir comment tu fais, toi qui attend pendant des heures pour voir un concert de Johnny...). Je ne fais rien de mal, mais c'est interdit et je ne me plie pas toujours à la loi. Et ça ça les énnerve, et c'est réciproque. Mais c'est comme ça, je ne suis pas un gentil mouton qui suit naïvement les autres et se fait avoir comme eux, mais j'avoue que je suis peut-être un peu trop inventive !

Mon chéri n'aura pas de mal pour se retrouver le 1er contre les barrières, tout devant la scène. Ne me voyant pas arriver, il se doute, que j'ai eu quelques soucis... En réalité, l'épisode avec l'agent a duré moins longtemps !  Et m'a aussi probablement moins indisposée ! Ca serait dommage de se gâcher la suite à cause de lui. Et puis je ne lui en veux pas... Après coup je pense que voyant comme je semblais ne pas respecter les "règles", il aurait pu être beaucoup moins cool et ne pas me laisser rentrer dessuite, pour que ça me serve de leçon ! Je rattrape mon retard en doublant quelques personnes. Notre avantage ? Les autres ne connaissent pas la salle, et nous, c'est comme s'y on y habitait, on connait les moindres recoins. J'arrive à sa hauteur, sans avoir tombé une seule goutte d'eau et pourtant j'ai fait quelques foulées ! On est au niveau du micro, en plein centre. L'objectif étant atteind, nous allons pouvoir nous reposer au chaud et manger. Il est 19h30.

Une demie-heure plus tard, nous sommes prêts, ça peut commencer ! Mais il nous faudra attendre encore un peu pour que la première partie commence vers 20h25.

Il s'agit d'Hugh Coltman un authentique amateur et chanteur de blues, de jazz et de rock et un musicien birtannique. Après avoir formé un groupe pendant 7 ans et sorti trois albums, il a débarqué à Paris pour repartir à zéro, recomposer un groupe avant de finalement se tourner vers des projets personnels.

Son aventure reprend en 2004, année où il écrit les premières chansons de son premier album et où il assume enfin l’idée d’avancer en solo. Quatre ans, c’est le temps qui lui a fallu pour écrire beaucoup de chansons, et n’en garder que quelques unes. Il eut même le temps d’enregistrer une première version qui s’évapora, heureuse victime des caprices des nouvelles technologies. Il reprend alors l’écriture. Ces années lui ont aussi permis de rencontrer ceux qui le soutiendront dans son aventure pas si solitaire.

Et c’est ainsi que sont nées les “Stories from the Safe House”, douze histoires que Hugh accepte de sortir de sa planque. (Son site officiel).

Il nous chantera cinq titres : Voices, On my hands, Could you be trusted, Sixteen et une dernière que je ne retrouve plus. Et comme je ne suis ni anglophone, ni bilingue (l'anglais et moi ça fait deux), je n'ai pas pu noter sa playlist.

Le résultat ne me déplait pas, mais c'est un peu trop calme, j'ai failli m'endormir. Ca ne m'a pas vraiment donné de l'énergie pour la suite. Ca pourrait  peut-être donner le frisson, mais je ne comprend pas ce qu'il raconte, et la musique ne suffit pas à franchir la barrière de la langue malheureusement. Il le dit lui même "je ne suis pas impoli, mais je suis anglais." Ca sera peut-être son seul défaut. Car il joue de plusieurs instruments, parle un peu avec nous, a de l'humour et visiblement sait apprécier cette deuxième date offerte "je m'éclate à chaque fois".

Il a du talent c'est indéniable.

Dans l'une d'entre elles, il nous aide et nous dit qu'il parle de relations difficile avec une femme lorsqu'il était en France et qu'elle était en Angleterre. Mais je ne pourrais pas vous en dire plus, si ce n'est vous conseiller de cliquer sur un des trois liens pour découvrir son univers et me dire ce que vous en pensez.

Après plusieurs écoutes, j'irais presque jusqu'à dire que j'aime bien. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas une 1ère partie qui m'a complètement séduite, mais ça se laisse écouter, sans trop de problèmes, ce qui croyez-moi n'a pas été le cas lors de mes précédents concerts...
Par Alison - Publié dans : Musiques
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Mercredi 7 octobre 2009
En comptant, j'en suis à 22 concerts dont 9 rien que cette année (et au moins 3 mais peut-être 5 de plus en prévisions jusqu'à fin décembre). Tous m'ont marqués même si certains, c'est vrai, étaient encore mieux que d'autres. Tous sont importants à mes yeux mais certains plus particulièrement. Mais comme je ne suis pas bloggueuse à temps plein, je n'arrive pas à venir tout raconté ici, ni même un petit bout de chacun, parce que j'aurai l'impression qu'il en manque tellement à dire que ça ne serait pas complet, pas comme c'était. Et pourtant... Ca ne joue pas en ma faveur : j'ai très mauvaise mémoire et je sais d'avance que tout ce que je n'écris pas, je commence à le perdre un peu dès l'instant où ça vient de se passer. Ca reste gravé au plus profond de moi, pour sûr, mais des détails m'échappent déjà.

Oui, j'aime la musique, j'aime ces artistes que je vais voir sur scène. Ô combien j'aime toutes ces soirées qui débutent tôt et se finissent tard et me font comprendre à quel point je tiens à cette vie, à quel point elle vaut le coup d'être vécue ainsi. Pas un concert ne se passe sans que je me sente bien, sans que je prenne conscience de la valeur de mon existence. Tous ces moments où je comprends enfin ce qu'on entend par cette petite phrase si symbolique "le temps s'arrête". La vie continue autour de moi, mais sans moi car je suis ailleurs, transportée par les instruments, avec eux, avec lui ou avec elle.

Hier, avec Renan Luce, c'était encore un de ceux-là. Un des meilleurs...


Partie vers 15h15, j'arrive enfin devant la salle vers 16h, le Transbordeur, que je connais bien maintenant. La pluie a cessé mais il y a beaucoup de vent. Il m'aura fallu prendre le tram, le métro, puis en changer et enfin un bus avant d'arriver à destination. J'aurais pu partir un peu plus tôt, mais j'ai eu du mal à me décider, je traîne un peu  des pieds ces derniers temps. Et aujourd'hui entre l'alternance de gris et d'éclaircie, ça ne m'a pas aidé. Je m'en veux un peu, avant de voir que je suis la 1ère à être sur place. Là, je retrouve mon sourire et la pression retombe durant quelques heures. Ca parait futil mais c'est là que tout ce joue. C'est là qu'on sait si on va passer une bonne soirée, et rien regretter.

En ce début de tournée, il y a encore peu de compte-rendus sur le net, ce n'est donc pas évident d'évaluer s'il y aurait du monde tôt dans la file d'attente. Il faut se méfier des fans, et j'en suis une. Je connais donc le phénomène, je sais comment il fonctionne.

Ce soir, c'est la 5ème date de Renan sur cette nouvelle tournée, après les deux festivals de cet été. Devant la salle, il n'y a aucune affiche pour l'annoncer. Ca me surprend, et puis c'est un peu dommage, ça m'aurait fait une bonne photo souvenir même si l'appareil est bien rangé et que ça n'aurait pas été pratique de le sortir (mais je vous réserve les explications pour plus tard). Je connais très bien les lieux, je sais où sont placés les endroits stratégiques, mais pour l'heure, comme je suis seule, je vais me mettre un peu plus loin de là où je serai tout à l'heure, quand les choses sérieuses se feront sentir.

Il y a quelques marches d'escaliers sur le côté de la salle, vers le parking. Je m'y installe. En face de moi il y a le bus de Renan Luce et de son équipe de musiciens et techniciens. La porte est ouverte. D'expérience, je ne m'y approche pas, je sais que je ne verrai rien de plus en étant près. Et puis de là, la vue est parfaite.

Mon chéri m'appelle, il vient de terminer le travail. Il veut prendre la température, savoir si tout va bien. Je lui confirme qu'il peut prendre son temps avant d'arriver. Je suis sereine et rassurée.

J'ai emmené un livre avec moi, alors je commence à feuilleter les 1ères pages. L'histoire est captivante, mais entre le vent qui souffle et emporte sur son passage des feuilles mortes, le bruit des portes de la salle qui s'ouvrent et se referment, et le ballet proche du bus, de quelques voitures avec des vitres teintées, je n'arrive pas vraiment à me concentrer dessus. Je dois lire et relire plusieurs fois chaque phrase. Parfois une personne sort du bus et me regarde, assise sagement là-bas au loin. Des taxis font des va-et-vient. Mais je n'appercevrais pas Renan. A l'heure qu'il est, ça m'étonnerait qu'il soit encore en train de se préparer. Je n'entends pas non plus les balances. Il est peut-être à son hôtel, il a une interview de prévue dans 2h.

Il est 17h et je suis toujours tranquillement assise, seule. Je reconnais un des techniciens de Bénabar qui est aussi présent sur la tournée de Renan et que j'avais donc déjà apperçu à quelques reprises sur d'autres dates. Je ne savais pas qu'il serait là aujourd'hui, ce qui me procure un petit sourire au coin des lèvres. Entre ces deux-là c'est un peu une histoire de famille, de même équipe. Il téléphone au loin et fait les cent pas. J'aimerai bien aller le voir et lui demander si je peux parler à Bruno moi aussi, juste pour prendre de ses nouvelles. Ben quoi ? Vous imaginez pas qu'il puisse appeler une autre personne quand même ! Parce que moi non ! Ou c'est Renan ou c'est Bruno !  Et je préfèrerais que ça soit le 2nd vu que le 1er je vais le voir ce soir et que je compte bien pouvoir lui dire mes impressions à la fin du concert. Mais comme ça se fait pas, je reste à l'observer de là où je suis. C'est plus raisonnable. Pendant ce temps, un des musiciens sort son instrument d'un des coffres du bus.

Entre 17h et 18h, quelques personnes arrivent. A présent nous sommes 10. Mais la pluie a recommencé et je n'ai pas envie de rester dessous et d'être mouillée. Je ne veux pas être malade. Fan oui, mais pas à n'importe quel prix. Je  quitte mes marches d'escaliers et pars m'abriter d'abord sous le toit de la salle qui dépasse, puis comme ce n'est pas efficace, sous le pont du périphérique qui est juste en face. Ainsi, je ne pers pas de vue ce qui se passe. Je suis la seule, les autres restent sous la pluie. C'est leur choix, mais pas le mien ! Même si celui-ci m'embarrasse un peu.

Vers 17h45 mon chéri part enfin de chez nous. En cette heure-là la circulation s'intensifie et moi je commence à languir. Je compte les minutes avant qu'il me rejoigne enfin. Et le temps me parait long à cet instant.

Une fille me passe devant et me demande quelques renseignement auxquels je réponds volontier. Je lui indique comment ça va se passer, en espérant qu'elle ne le répète pas trop... Ca sera la seule à qui j'adresserai la parole.

C'est que depuis qu'il a appelé, je me suis rapprochée du portail qui entourent le parking, je suis donc à l'extérieur de l'enceinte, et je sais que ça ne va plus tarder, je sais qu'il va falloir assurer, maintenant. Des agents de sécurité s'approchent, le groupe de filles qui est là est toujours assis juste devant les portes. Mais ce n'est pas là qu'il faut être. Lorsque ils placent les premières barrières et leur font signe, je suis déjà en place, et c'est donc tout naturellement et en toute logique qu'elles se mettront derrière moi. Je vous rappelle que je suis la 1ère à être arrivée sur les lieux, donc là, j'aurai mordu si un autre cas de figure s'était présenté. La fille avec qui nous avons échangé quelques mots tous à l'heure se met à côté de moi dans la file d'attente, puis téléphone à son chéri. Lors de la conversation, je l'entend lui dire "si ça continue comme ça tu sera le seul homme de la soirée". Je lui fais un petit signe et je lui dis "non ils seront au moins deux avec le mien".

Et le voilà qui arrive. J'ai toujours la situation en main lorsque mon chéri arrive enfin avec nos sandwichs (que j'avais préparé à l'avance et qu'il n'avait donc plus qu'à emporté avec lui) ! Nous sommes tous les deux et nous avons de quoi nous ravitaller, tout va bien. J'en profite pour reprendre des forces, ça fait déjà 2h que je suis là !

Il nous reste plus qu'une petite heure à patienter, la plus longue et la plus stressante de toutes, comme toujours. Celle où on se pose mille questions, celle où on sait qu'on peut tout faire planter, même si c'est impossible.Il faut être réaliste. Le premier rang, il sera pour nous. Et ça m'étonnerait qu'on ne soit pas juste en face du micro. Ce que tous le monde vise en principe...
Par Alison - Publié dans : Musiques
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Vendredi 2 octobre 2009
Plusieurs fois j'ai voulu venir en parler, souvent j'ai commencé à rédiger des notes, mais je ne les ai pas publié. De nombreuses fois je suis reparti sans laisser une trace de mon passage. Parce que je ne voulais pas entendre ici aussi des choses qui me faisaient mal, que je n'arrive pas à accepter ailleurs. Parce qu'à l'extérieur, mon entourage s'en chargeait déjà. Et puis parce que je voulais être sûre de ce que je viendrai dire, je voulais d'abord prendre ma décision et n'en parler qu'après parce que je suis en équilibre instable, parce que c'est fragile et que je peux encore changer d'avis à tout moment. Je voulais attendre d'être prête, attendre le bon jour pour avoir à nouveau la force d'entendre ce qu'on a à me dire à ce sujet. Le mur est suffisament haut, l'obstacle suffisament grand à franchir pour que sur mon blog je refuse d'y subir, là aussi, la dure réalité des choses.

Ce qui suit est le résultat de ces 7 dernières années, c'est là où j'en suis après tout ce temps... C'est long, car il y a beaucoup de choses à lire, et il y en aurait autant à dire encore.

Les faits : un M1 sciences humaines et sociale mention psychologie presque terminée mais où le plus difficile reste à faire : semestre 7 validé à 10.667 et semestre 8 défaillant avec la moitié des UE de validées et l'autre non, les plus importantes où je ne me suis pas présentée : note de recherche et rapport de stage.

Le problème : une spécialité professionnelle très recherchée : 45 places en M2 Option Psychopathologie et Psychologie Clinique pour des centaines d'étudiants comme moi.

Mon parcours : une fois le bac obtenu (série scientifique spécialité mathématiques) dans de mauvaises conditions familiales (moi qui étais plutôt bonne élève, je ressors avec une moyenne de 9.26, cela m'a valu d'aller au rattrapage pour finalement avoir 11.86) je crois quitter mon passé. Je prends toutes mes affaires et je monte m'installer sur Lyon avec mon chéri pensant laisser les mauvais souvenirs derrière.

2002-2004 : Les années en médecine

Je m'inscris en PCEM1 (première année du premier cycle d'études de médecine). Là j'échoue lamentablement au concours de fin d'année (dont le numérus clausus décide du nombre d'étudiants autorisé à poursuivre en deuxième année) avec 5.87 de moyenne, je suis classée 395ème sur 500. Mais on ne peut pas dire que j'ai eu la possibilité de mettre toutes les chances de mon côté. C'était prévisible. Avec mon niveau de province, je n'atteind pas la moitié des connaissances que les autres ont. Certains viennent de la ville, des beaux quartiers, de meilleurs lycées, je ne fais pas le poids. Mais tout ça je ne le savais pas. Quand on arrive de la campagne, on emporte tous les espoirs avec soi. Pour ne rien enlever à tout ça, il faut rajouter que je dois gèrer une situation compliquée à distance. Mon petit frère est alors âgé de 7 ans et je retourne m'en occuper tous les quinze jours et la moitié des vacances scolaires depuis que le divorce de mes parents a enfin été prononcé. L'année est longue, conflictuelle et moi je souffre en silence.

Petit rayon de bonheur dans ma vie à cette époque : le 20 juillet 2003 nous nous fiançons.

Je redouble mon année, je deviens "carrée" et je regarde tous les nouveaux "bizuts" arriver avec des rêves plein l'esprit, comme moi, l'année d'avant. J'échoue à nouveau. J'ai 3.69 de moyenne, je suis 495 sur 576. J'ai honte d'être tombée encore plus bas, d'avoir fait pire. Mais cette année-là je n'étudierai pas non plus. Ma mère doit se faire opérer et cela peut-être grave et lourd de conséquences. J'abandonne donc la médecine, à contre coeur, et je passerai plusieurs mois à regretter ces débuts plus que décevants dans les études supérieures. Je ne vais plus en cours mais je continue parfois à devoir faire actes de présence. Je suis boursière à l'échelon 5 et sans cela, je ne peux plus continuer donc je ne peux pas lâcher cette situation. Il ne manquerait plus que j'ai des soucis financiers ! Je m'accroche, je fais face aux moqueries des autres mais ma vie est un désastre.

C'est dans ces conditions que mon premier blog voit le jour. J'ai 19 ans et je suis paumée. Je tente de m'inventer une autre vie pour changer de celle-ci. Je me sépare de mon chéri après 5 ans d'amour et quelques mois de vie de couple.

Tout en n'allant presque plus en cours de médecine, je prépare un concours pour ne pas rester sans rien faire. L'avenir me fait peur, terriblement peur. Que vais-je devenir ? Je me documente et choisis celui d'auxiliaire de puériculture et je travaille seule à mon appart sur des cours dont le niveau est plus simple. Avec ce que j'ai acquis en médecine, même le peu que j'avais compris, je n'ai pas besoin de trop réfléchir. Les livres me parlent, c'est plus facile de se concentrer dans cette période de ma vie surtout quand on connait une partie de tout ce qui se passe dans celle-ci. Je me présente au concours, certaine de réussir. Certaine que la roue va enfin tourner. Certaine que le plus dur est derrière moi. J'ai 14 à l'épreuve écrite, j'accède à l'oral où j'obtiens 14.25. Je suis reçue, mais sur liste complémentaire. Je suis 108ème et les chances d'être prise sont inexistantes. C'est un nouvel échec. Une nouvelle remise en question. Il me faut envisager autre chose et vite car nous sommes fin juin et la plupart des inscriptions pour l'année suivante sont déjà en cours ou cloturées.

Je me présente dans un IUT pour être diététicienne. Je suis refusée sans explication. Et lorsque j'en demande, comme j'insiste pour avoir un entretien, on me dit des choses blessantes, on me remettra mon dossier de terminale sous les yeux, me disant que je n'ai pas le niveau. Sans me laisser de chance juste en me sélectionnant sur des notes obsolètes sans chercher à m'aider, sans chercher à me soulager. Peu importe qui je suis finalement, ici on ne regarde que le côté administratif.

Je commence à faire des listes de ce que j'ai raté, je cherche où je me suis trompée. Je vais à la Mission Locale mais le conseiller n'a rien d'autres à me proposer que des formations d'un niveau secondaire, de fin de 3ème ou de 2nde dans le meilleur des cas... Mais je pense avoir un meilleur niveau quand même, un peu plus élevé, donc je refuse me persuadant que j'ai encore le choix. Puis je me rends dans le S.O.I.E de mon université (Service d'Orientation et d'Insertion professionnelle des Etudiant-e-s). Je regarde les différentes brochures, je lis, je cherche en vain et puis là, une personne essaye de m'aider, de trouver quelque chose qui me corresponde. Avez-vous pensé à la psychologie ? La p-s-y-c-h-o quoi ? Non, je ne connaissais pas. On me conseille de m'inscrire mais les dossiers sont terminés. Je dois avoir recours à une demande de dérogation pour qu'on regarde mon dossier car les inscriptions sont closes et la filière pleine depuis plusieurs mois, apparement. Le genre de domaine où le quota est atteind dès les préinsciptions ! Alors que je ne sais plus quoi faire (nous sommes mi-juillet !) et que je ne crois plus en l'avenir, trois jours plus tard, le téléphone sonne. J'ai rendez-vous dans l'heure qui suit. Je me prépare à la hâte et je file à toute vitesse. Peu importe ma présentation, cette fois-ci, je ne dois pas manquer ma chance. Le soir je rentre avec ma carte d'étudiante et mon dossier d'inscription complet et accepté, à la rentrée je serai en première année de psychologie !

2004-2009 : Les années en psychologie

Je suis heureuse, une nouvelle aventure commence. J'ai fait preuve de courage, je me suis débrouillée seule et je m'en suis sortie. Et l'histoire sera longue. Je suis inscrite en double parcours, je n'ai pas tout compris, une histoire de majeure et de mineure, c'est tout nouveau, mais puiqu'il fallait choisir une deuxième filière, je prend la sociologie en complément sans trop savoir dans quoi je mets les pieds. En parallèle le début de l'été approche et je décroche mon premier job !

La rentrée arrive et parmi les choses qui me marqueront, j'emmènage, seule, dans un 9m2, je m'achète mon premier téléphone portable et un nouveau réveil que j'ai toujours... Puis je revois mon chéri et nous nous remettons ensemble. Les cours commencent. Ils sont intéressants même si je ne me retrouve pas dans tous. Il y a même des mathématiques, pour une scientifique qui est dans une filière à dominance littéraire, c'est le comble du bonheur, et les cours d'espagnol sont géniaux. Je m'inscris au sport, il faut se reprendre en main. Mais le retour à la réalité n'est pas aussi simple. Là encore on ne m'épargne rien et le constat est troublant. Autour de moi, ils sont tous plus jeunes, et moi je suis la vieille de service. Heureusement j'avais un an d'avance au primaire, ça me sert à ce moment-là à rattraper un peu mes échecs précédents. Mais du coup, j'éprouve bien des difficultés à me faire des amies car nous n'avons pas les mêmes centres d'intérêts. Je ne connaîtrai pas les soirées étudiantes, ni pleinement la vie d'étudiant, sans cesse poursuivis par des problèmes d'adultes. Les profs eux aussi ne sont pas en reste et en rajoutent un peu trop à mon goût : "vous êtes des centaines ici, mais ne vous voilez pas la face, tous ceux dont les parents n'ont pas eu le bac, n'iront pas plus loin que cette première année de licence. Dans quelques semaines déjà, vous ne serez plus que la moitié et beaucoup d'entre vous abandonneront avant d'arriver au terme de leur année. Et même si vous parvenez jusqu'au master, il y a une très grande sélection et ce que vous convoitez restera au stade d'inachevé, d'impossible à atteindre. Peu d'entre vous obtiendrons le diplôme pour lequel vous vous êtes inscrits". Mes parents n'ont pas eu le bac. Le choc est rude, la désilluision grande, la peur intense. Mes espoirs s'envolent avec une partie de ma motivation. Je me sens cassée, comme si on me coupait les ailes alors que je viens juste de reprendre mon envol. Mais loin de me décourager, cela me booste. Ah ouais, les fils et filles d'ouvriers ne peuvent pas évoluer et gravir les échelons de l'échelle sociale ? C'est ce qu'on va voir, on en reparlera mon gars. C'est pas la peine de te la jouer.

Je passerai l'année entre mon chez moi et notre ancien chez nous qui est devenu son chez lui. On vivra un peu différement, un peu comme nous avions jamais fait, en fait. Puis en fin d'année, nous emménageons à nouveau ensemble, mais auparavant on change de ville, on change d'appartement et on se rapproche de ma fac. Nous sommes toujours dans cet appartement actuellement, mais plus pour longtemps j'espère !

Première année de licence : 13.903
Deuxième année de licence : 12.638
Troisième année de licence : 11.380

J'obtiens ma licence en 2007 avec une moyenne de 12.640. J'ai un bac+3 ! Et oui, cher monsieur, je suis toujours là, toujours dans la course. Je regagne un peu de fierté et de confiance en moi, même si je me rends bien compte que j'ai des lacunes dans certaines matières et que celles-ci ne m'aideront pas à avancer. J'ai toujours du retard.

Désormais je suis devant la porte du master. C'est maintenant que les vraies questions se posent et c'est maintenant que je vais rencontrer de sérieux problèmes. Au moment où je crois avoir trouvé ma voie, au moment où tu me réussis. Je ne me décourage pas, et je rentre en première année de master. Je suis fière, j'arrive au bout. J'ai encore progressé. Mais tout se précipite, nous sommes encore nombreux, il n'y en a pas tant que ça qui sont partis. Il faut se battre pour trouver un stage, il faut écraser les autres, c'est maintenant que la sélection commence. L'entraide n'existe plus, les moindres interrogations posées et ce sont des soupçons de rivalité qui règnent en maître. Et je n'aime pas ça. Je suis sportive, je suis compétitive, mais pas à n'importe quel prix, je ne suis pas sportive de haut niveau, non. Pourtant je décroche un stage, c'est innatendu. Je peux continuer, je suis toujours en lice. Ca me donne du courage pour cette dure année. Je me rend sur mon lieu de stage deux à trois jours par semaine et le reste du temps je suis en cours. L'emploi du temps s'intensifie et ne me laisse aucun repos. Je passe mes partiels et je connais mes premières sessions de rattrapages. Je finis l'année, la pression est de plus en plus grande, j'en ai marre, j'arrive à saturation. Mon stage me pèse, les cours me fatiguent. Tout m'énerve. Mais j'obtiens mon année, une moitié, j'ai un semestre sur deux mais cela correspond à mes objectifs : suivre tous les cours sans relâche, effectuer mes longs mois de stage sans lâcher prise, sans abandonner et me présenter aux partiels et faire de mon mieux. Et je ne peux pas faire plus à ce stade.

L'année suivant, cette année qui vient de s'écouler, je redouble mon master 1 pour me consacrer pleinement aux deux derniers cours qu'il me reste et aux deux plus grandes épreuves qui m'attendent : rédiger ma note de recherche et mon rapport de stage. Puis me présenter aux oraux de sélections de master 2. Mais les choses se compliquent réellement. Je dois assurer et je n'y arrive plus. Je présente une ébauche de mon mémoire et c'est une catastrophe. Mon maître de stage n'a pas souhaité m'aider. Je dois faire face aux critiques de mon directeur de recherche et de mes semblables. Moi qui aurait eu besoin de soutien pour pouvoir me pousser au bout de mes forces, là s'en est trop. J'aurai tout accepter, mais sous d'autres formes. J'avais besoin d'être comprise et épaulée, pas rejetée. Après le cours, je m'éffondre en larmes. Je suis en colère, je suis triste, je lui en veux d'avoir agis ainsi envers moi. Il ne m'en faudra pas plus pour me décourager. J'essaye de retourner en cours, j'ai honte de moi même. Une seule fille arrive à me comprendre et cette fille-là prend actuellement encore de mes nouvelles, je me demande encore comment c'est possible. Finalement, les derniers mois je ne vais plus qu'à un cours sur deux, j'envoie tout balader, j'ai envie de tout jeter à la poubelle, j'abandonne définitivement. Je ne peux plus supporter de voir les autres raconter leur stage et parler de leur mémoire qui avance. Je ne peux pas croire que ça soit moi qui soit celle qui décroche et qui laisse tout tomber. Leur reflet est insupportable, les dernières semaines, j'arrive enfin à me décider de ne carrément plus retourner en cours, ça me fait trop de mal, de les voir encore, de les entendre et surtout de répondre à leur question intéréssées qui sont inlassablement les mêmes : où en es-tu toi ?

Voilà ce qui c'est donc passé : je n'ai rien rendu cette année et je ne pourrai donc pas remplir le dernier dossier de  toute ma scolarité, le plus important, celui de ma candidature tant espéré en dernière année de master, en master 2, celui qui mène au titre de psychologue. Et aujourd'hui, en cette rentrée universitaire, je ne suis plus inscrite nulle part. Après 7 ans d'études et trois déconvenues, je n'en ai plus envie de continuer à me battre pour sauver mon potentiel. J'en ai marre de renoncer à mes rêves. Je n'ai plus d'idées de métiers, j'ai épuisé toutes les sources de professions qui m'intéressaient et que je connaissais.

Je sais pas pourquoi je viens en parler ici, sans doute parce que je dois le faire depuis longtemps, parce que je vous dois des explications, quelque part, parce que je sais que vous me comprendrez, je sais que certaines ici me comprendront plus particulièrement. Celles à qui j'ai eu du mal à en parler ou celles qui font partie de l'ancien cercle des étudiantes de docti par exemple. Celles qui m'ont vu tout commencer, celles qui ont traversées les mêmes période de doute que celle dans laquelle je me trouve, celles qui ont fait ou font encore des études de psycho. Celles qui ont essuyées les mêmes critiques, celles qui ont vécu les mêmes remises en question. Parce que le fait de mettre tout ça sur du papier, va peut-être me permettre de me relever, de reconstruire quelque chose avec mon blog et tous ces liens virtuels...

C'est donc une note en demi-teinte, qui contraste avec la précédante, mais qui vous permettra peut-être de mieux la saisir et de savoir ce que je deviens, et pourquoi il est parfois difficile de revenir ici, avec tous les souvenirs qui sont attachés à cette page.
Par Alison - Publié dans : Etudes de Psychologie
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Jeudi 27 août 2009

« Désolée pour le retard
Désolée de me faire la belle
De faire celle qui se fait rare »


Désolée pour le bordel - Album en préparation - Buridane



~ Les raisons de cette absence quasi constante :
- beaucoup d'heures de travail cet été (mais de bonnes payes en conséquences j'espère :)) ;
- une toute nouvelle fonction qui implique une longue formation (je vous en parlerai, même si tout cela doit rester confidentiel, entre vous et moi) ;
- des loisirs un peu plus nombreux, des sorties un peu plus fréquentes et plus de temps en général passé avec mon chéri, souvent délaissé au profit des nouvelles technologies, depuis quelques semaines ou quelques mois même ;
- la découverte d'un nouveau boulanger installé pourtant depuis longtemps à un arrêt de tram plus loin (10 min à pied alors qu'avant ça paraissait le bout du monde), mais avec du pain bien meilleur et ça ça vaut le coup ! ;
- des petits plats cuisinés plus souvent ;
- un peu de sport, notamment de la marche et du vélo ces derniers jours ;
- puis tout le reste : le quotidien qui se réinstalle sans être désagréable pour autant ;
- et quand il me reste un tout petit peu de temps, je le garde pour moi !

Mais pour l'instant, la vie est belle, la vie continue son cours, et elle me plait malgré les circonstances, pas toujours comme on les avait imaginées, comme on les avait décidées. Il faut parfois faire des choix et envisager un autre avenir possible. Plus serein, plus proche de ses envies même s'il faut s'éloigner de ses idéaux d'origine pour cela. ~
Par Alison - Publié dans : Humeur en chanson
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Lundi 20 juillet 2009

« Les déclarations les plus belles
Ne figurent pas dans les manuels »


Les Mots d'Amour - Les Risques du Métier - Bénabar



~ Aujourd'hui cela fait 6 ans que nous nous sommes fiancés. Et encore une fois, c'est mon chéri qui s'en est rappelé... Heureusement qu'il est là pour nous deux car je n'arrive pas à retenir avec précision cette date et je passe toujours à travers le jour J !

Par contre je garde en mémoire cette magnifique journée, ou pour une seule et unique fois nous avons réussi à réunir nos deux familles ensemble. Même si de mon côté, il n'y en avait déjà plus que la moitié...

Depuis, je repense très souvent à cet évènement et je retiens tout le bonheur que j'avais ressenti à ses côtés... Alors même si j'ai tendance à oublié la date anniversaire, j'essayerai de me rattraper, à l'avenir, et de ne plus jamais manquer une occasion de te dire :
"Je t'aime".
Je vais donc faire en sorte que ça soit moi qui te le dise la première, tous les 20 juillet, pendant les 6 prochaines années au moins !

Cette photo a été prise à Figueras lors de notre séjour en Espagne. J'ai pris la pose devant ce gâteau qui était presque plus grand que moi et dont personne n'arriverai à s'imaginer même en étant très gourmand et en rêve ! C'est une oeuvre extraite de l'exposition du photographe Jordi Puig, intitulée "cor salvatge". Il a souhaité représenter des gros coeurs en forme de gâteaux et autres patisseries afin de masquer un problème que connaissent beaucoup de couples : la boulimie. Et il y'en avait pour tous les goûts... ~

Par Alison - Publié dans : Humeur en chanson
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Lundi 13 juillet 2009

« Qu'il est chaud le soleil
Quand nous sommes en vacances
Y a d' la joie, [des mouettes et des goélands partout]
C'est le sud de la France »


On m'a volé mon Nin-Nin - Enfantillages - Aldebert



~ Un petit portrait de nous deux, le soleil dans les yeux. C'est pas souvent que j'en publie ici. Je suis de retour de mes deux semaines de vacances, mes premiers congés payés. Alors pour cette occasion, vous aurez bientôt droit à toute une série de notes, que j'espère pouvoir poster rapidement. Car j'ai des tonnes de choses à venir raconter et j'ai rapporté encore plus de photos ! Mais dans l'immédiat, le temps risque de me manquer... Je reprends le travail demain et disons qu'il y en aura au moins jusqu'à... l'année prochaine pour tout vous dire ?

 

Je suis rentrée hier, c'était mon dernier séjour auprès de mon chéri dans le sud ouest. Maintenant il va falloir attendre plus de trois semaines avant qu'il revienne à son tour. Et ce sera la fin de ces quatre mois au rythme de vie un peu différent avec des souvenirs et des images plein la tête de toutes les choses que nous avons pu faire, de toutes les villes que nous avons visitées, de tous les restaurants où nous avons abusés de moules frites, de gambas, de noix de saint jacques, de poissons, de glaces et autres dessert et de tous ce qu'on a pas manqué de profiter partout et tout le temps.

 

Il ramènera également une solide expérience dans ses bagages et des projets d'avenir d'un point de vue professionnel qui ont pu aboutir encore un peu plus. Pourvu que ça se concrétise le plus tôt possible pour pouvoir envisager une suite, pour nous deux. Vivement les prochains évènements importants à deux. ~

Par Alison - Publié dans : Humeur en chanson
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Samedi 20 juin 2009
Un soir, quelques jours avant le concert de Cali, je suis à la recherche d'informations sur les groupes qui constituent sa première partie. Les dénominations sont rares, mais alors que je m'apprête à abandonner, plusieurs noms  sont pressentis après de nombreux sites consultés. Felipecha, un duo apparu en 2008, en fait partie. Je décide d'aller écouter sur deezer, qui est devenu un véritable outils qui m'est indispensable en matière de découvertes musicales. Quinze jours plus tard, je me rends acheter leur tout premier et tout nouvel album, sorti six mois plus tôt, sans plus tarder. J'accroche tout particulièrement sur "De fil en aiguille", "Qu'en restera-t-il ?", "Un petit peu d'air". Bien sûr, j'adore "J'aime dormir", qui a du être écrit pour moi. Et je succombe aux ryhtmes d'"Intra muros" et de "Juanitita" dont les paroles sont entièrement en espagnol. Et depuis, rien a changé, j'écoute toujours en boucle. Je vous présente donc et sans plus attendre, deux artistes qui étaient faits pour se rencontrer.

De fil en aiguille, tel est le titre de l'album, leur histoire se noue. Tout commence en 2002 lorsque Charlotte rencontre Felipe dans les couloirs de la fac. Elle le croise alors épisodiquement pendant trois ans. Trois années au cours desquelles la musique prend une place de plus en plus importante. La musique, l'écriture et le chant l'attire depuis son plus jeune âge. Après ses études, elle décide donc de se consacrer à son art. Elle se fait connaître et remarquer en devenant la voix d'un groupe et la moitié d'un duo de pop électro.

De son côté, Felipe est globe-trotter depuis toujours. Sa passion des voyages le conduit à réaliser de multiples documentaires artistiques, politiques et ludiques aux quatre coins du monde. Il arpente les terres de contrées lointaines cumulant les casquettes de poète, compositeur, cadreur ou encore musicien. Des fonctions qui lui ont permis d’enrichir son cheminement d’artiste.

Et il pose parfois ses valises en France. Jamais loin de celles de Charlotte. A chaque rencontre ils prennent plaisir à s’accorder, à rêver. Entre concerts, répétitions dans des endroits aussi insolites que les abris de passages, les greniers ou encore les pelouses, le binôme musical, se dessine lentement et se crée jusqu’aux premiers enregistrements en 2005, juste pour voir…

Charlotte, influencé par le rock indépendant et la pop, assure la voix et les textes, tandis que Felipe qui maîtrise les instruments s’occupe de composer les mélodies tout en jouant avec les mots et en apportant sa texture grave sur certains morceaux.


Felipecha, c’est donc avant tout l’histoire d’une alchimie vocale et instrumentale, un duo tout en contraste initié sur les bancs de la fac avant de se métamorphoser en une mise en commun des richesses respectives puisées dans leurs diverses expériences individuelles. A l’intersection de Philippe et de Charlotte, Felipecha est né comme une fusion de leurs deux prénoms tout comme de leurs musiques.

Ce duo complice repose sur l’équilibre, la complémentarité des compositions et du timbre de la voix, impulsant ainsi à leur musique un rythme qui leur est propre. Les deux artistes se plaisent à se considérer comme ange (Charlotte) et démon (Felipe) offrant à leur musique un double visage. Si la base musicale se noue autour de guitares acoustiques, Felipecha greffe également une multitude d’éléments à la fois discrets et raffinés. Pianos, cordes, xylophones, percussions, autant de petites touches instrumentales qui viennent agrémenter les morceaux. Quelques instruments et quelques arrangements auront suffit pour enrichir de leurs talents les morceaux du duo. La profondeur et la chaleur furent au rendez-vous. L’harmonie s’est installée.

"Quelque part", en écoute sur leur myspace (avec d'autres titres et des vidéos), est le premier single extrait de leur album qui va permettre, j'en suis certaine, que le duo imprime sa marque dans l'univers de la chanson lentement mais sûrement. Quant à moi, n'ayant pas pu me rendre à une première date ces derniers mois, je vais attendre avec impatience la prochaine sur Lyon afin de pouvoir enfin les découvrir sur scène et ne pas les manquer cette fois-ci !

Je publie vite cette note qui a beaucoup de retard, avant de vous parler de la suite et de faire place à  la découverte musicale de l'été...
Par Alison - Publié dans : Musiques
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