Concert de Rose et de Renan Luce (Partie 2/4)

Publié le par Alison

Me voilà donc repartie de la fac, un tout petit peu plus tard que d'habitude, vers 15h30 (je vous expliquerai !). Le temps de rentrer chez moi, de me détendre un peu (notamment en surfant sur le net à la recherche d'informations pratiques de dernière minute), d'envoyer quelques sms pour se retrouver ce soir, et voilà qu'il est déjà 17h. Il va falloir que je me prépare, j'ai prévu d'être devant la salle de concert 2h avant (le concert étant programmé pour 20h30). Vers 18h30, mon sac est fait, les bouteilles prêtes, les encas choisis (au cas où justement !), les petits trucs à lire pour faire passer le temps (si besoin...) mis dans le sac, sans oublier les places de concert, l'appareil photo et les stylos bien précieusement rangés dans une poche.

A peine quelques minutes plus tard, le temps de descendre jusqu'au garage, de sortir la voiture, de sortir du sous sol, de s'arrêter à quelques feux rouges, de tourner à gauche puis à droite pour enfin finir tout droit, nous voilà devant le panneau "Espace Albert Camus" qui nous indique le parking. Ca y'est nous sommes bien arrivés ! Même si celui-ci est pour l'instant presque vide. Je n'aperçois que deux ou trois personnes déjà sur les lieux.

Encore une minute pour se garer... Je le dis car ça pouvait se révéler être stratégique de bien choisir sa place, pour éventuellement se retrouver juste sur le côté l'histoire de voir : avant, l'entrée de la salle depuis le parking si on avait voulu attendre au chaud l'arrivée en masse des personnes et l'ouverture des portes, et après, la sortie de Renan si celui-ci se faisait attendre... Mais bon, malgré toute mon attention, je n'aperçois aucun bus ou aucun véhicule immatriculé en Ile de France, on ne peut donc pas se garer à proximité ! Enfin, l'essentiel c'était de ne pas être trop loin des portes d'entrée ! Le reste, c'était juste en option !

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Il fait déjà nuit et déjà bien froid dehors... Heureusement j'aperçois Aurore, déjà sur place depuis longtemps, qui est à l'intérieur bien au chaud : pourquoi les autres restent devant ? Nous, on attendra dedans aussi, tant qu'à faire, ça nous évitera de rester debout à lutter contre la congélation ! Aussitôt dit, aussitôt fait : nous rentrons ! L'idée est très bonne et c'est la première bonne nouvelle de la soirée : merci aux organisateurs d'avoir ouvert le bâtiment en avance ! C'est une bonne chose et c'est déjà bien. La suite s'annonce paisible. C'est la première fois que nous venons ici après s'être déjà rendu à la Bourse du Travail, à la Halle Tony Garnier, ou encore au Transbordeur. Et le moins qu'on puisse dire pour le moment c'est que nous sommes très contents de pouvoir se mettre à l'abris du froid et du vent glacial. Finalement, cela vaut bien tous les clics sur leur site et toutes les questions que je me suis posée avant notamment sur comment résister au froid avec des couches de vêtement ou encore comment faire passer l'attente plus vite parmis tant d'autres interrogations que je me pose toujours avant d'aller à un concert, qui sont restées sans réponse et qui ne sont au bout du compte, presque à chaque fois, résolues qu'une fois sur place...

Depuis la vue extérieure, l'Espace Albert Camus est assez joli, et cela se confirme lorsqu'on entre. On se retrouve dans un lieu qui d'emblée donne l'impression d'être accueillant. C'est dommage que je n'ai pas pensé à le prendre en photo. J'y retournerai à l'occasion, rien que pour ça, tiens ! On arrive au niveau du rez-de-chaussée et on se retrouve alors dans un espace aussi grand dedans que ce qu'il est dehors. Puisqu'on se sent à l'aise, on fait le tour du propriétaire et on entend Rose faire ses répétitions. Je n'ai encore jamais assisté aux balances d'un artiste (en vrai...), mais je peux déjà en avoir un avant goût, aujourd'hui, de l'autre côté de la salle, depuis le hall, ce qui rajoute une certaine magie à cet instant et à cette très belle soirée qui se prépare. On est très surpris d'avoir pu se mettre au chaud en rentrant avant l'heure. Il était juste dit que les portes ouvraient 1h avant. Il faut dire que c'est tellement inhabituel comme pratique que ça nous étonne encore ! Personne ne semble s'inquiéter de notre présence. A l'intérieur, nous sommes en fait une petite dizaine à se réchauffer. Cet endroit est considéré comme un véritable espace culturel, on y trouve des infos sur les différents spectacles qui se font dans les environs, et sur toutes les sorties possibles et tous les évènements proposés dans la région Lyonnaise, ce qui rajoute une certaine proximité avec le public. Sur les murs redécorés pour l'occasion, on peut voir des affiches de Renan Luce et de Rose. Décidément, je trouve cet endroit vraiment très chaleureux ! Ils sont plus proches des attentes du public que les précédents lieux de concerts où je suis allée. Tout cela se fait dans une ambiance plus humaine et dans un cadre plus intime qui est respecté. En l'occurence, ils sont moins décalés, moins préoccupés par la sécurité, moins sévères, moins prétentieux et moins arrogants dans leur manière de s'occuper du public. En contre partie celui-ci est à l'image de cette atmosphère.

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Nous avons rejoint Aurore et quelques photos plus tard, Aurore nous explique qu'apparement, certains ont pu se procurer les-dites affiches. Ni une, ni deux, je vais en demander moi aussi ! Et là, sans aucun soucis, on me répond qu'il n'y a aucun problème et qu'on va me chercher ça... C'est qu'ils sont serviables et à l'écoute en plus ! Entre temps on aperçoit un monsieur passer avec toute une pile d'affiches... De Rose ! A ben mince alors si j'avais su, je les aurai pas déranger. Quelques minutes plus tard, je suis déjà toute contente de tenir dans mes mains ces deux si grandes affiches (elles doivent bien faire ma taille...). Un petit aller-retour plus tard, elles sont dans la voiture ! Elles sont trop grandes pour être dédicacées...

Un des musiciens de Renan Luce passe tranquillement, heureusement Aurore est là pour nous le faire remarquer car on est pas encore au point ! Plus tard, ce sera Renan qui sera de passage et qui se promènera par là l'air de rien. Et encore, je me demande si tous les musiciens et Rose elle-même ne sont pas venus faire un petit tour eux aussi avant le début du concert. Décidément tout le monde est serein par ici, qu'est-ce que ça fait plaisir de voir que le public ne semble pas être considéré comme un intrus qui viendrait là dans le but de perturber le bon déroulement du spectacle et d'abuser des artistes. Attention, on risquerait d'y prendre goût !

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Nous montons à l'étage car quelques personnes commencent à arriver et la salle de spectacle se trouve en haut. On s'assoit au bars qui fait un peu comme une mézzanine, j'aime beaucoup. Au passage on récupère des affiches de Rose, plus petites ! Un petit moment après une amie et sa soeur nous rejoignent ainsi que d'autres connaissances du forum de Bénabar. Le temps passe assez vite, sauf qu'il fait une chaleur atroce et que j'ai déjà les joues toutes rouges alors que j'ai pas encore aperçu Renan...

Vers 19h30, nous commençons à nous rapprocher des deux portes d'entrée de la salle situées de part et d'autre du bar. Après une longue réflexion, nous nous séparons en deux groupes. Malheureusement, nous choisissons la porte de gauche et on se fait doubler par deux adolescentes pré-pubères ce qui a le don de m'énerver. On a pu déterminer leur âge en voyant leurs appareils dentaires et on a eu confirmation de celui-ci lorsqu'on a réussi à voir leur carte d'identité qu'elles brandissaient (il fallait bien s'occuper !). On passera ainsi près de 20-30 minutes à essayer d'élaborer une stratégie pour leur apprendre les bonnes manières, mais en vain, vous savez ce que c'est la jeunesse aujourd'hui... Ca va a des concerts, en pleine semaine, pour 4.50 € (et le tarif étudiant alors ?), ça grille la place à tous le monde, ça écoute de la musique grâce au haut parleur de leur portable dernier cri, ça se maquille, ça s'habille déjà en Lolita et ça porte des Con-verses, ça a des sacs Eastpack, et surtout, ça a des parents mille fois plus indulgents que les notres à leur âge. Et ça, ça m'exaspère. Et pourtant nous n'avons pas plus de dix ans d'écart... Je ne suis pas totalement rigide et je ne souhaite pas être stricte avec mes enfants, je veux bien vivre avec mon temps et m'adapter, mais à ce rythme-là, où va-t-on ? Je ne supporte toujours pas qu'en tant que jeune, étudiant ou adulte on ne puisse plus avoir des activités qui nous soient "réservées", je veux dire qu'avant il y avait cette limite, ce passage, alors que de nos jours, tout ce fait à n'importe quel âge et on perd cette priorité, cette avantage, qui nous faisait, je crois envier les adultes et désirer grandir. A quoi bon vouloir devenir autonome et responsable si on a tout tout le temps et qu'il suffit juste de demander ? Enfin, ceci est un autre sujet... Mais je ne comprends toujours pas. Et je déteste ces ados qui en demandent toujours plus sans respecter les paliers, les années, et qui ne mesurent pas le risque qu'ils prennent en s'exposant de cette manière. Je viens de vous faire une parfaite description de ce moment !

La file d'attente se forme peu à peu, et de plus en plus de personnes arrivent. C'est à ce moment-là qu'une amie bénabarge et psychologue depuis peu, m'interpelle et vient me dire quelques mots. Je l'avais déjà rencontré il y a quelques temps à un concert de Bénabar après avoir échangé plusieurs mails avec elle au sujet de nos études. Ca me fera très plaisir qu'elle vienne me voir même si on ne fait que se croiser à chaque concert (que ce soit ceux de Bénabar ou d'Aldebert où je l'avais revue, il y a quelques temps). Vers 20h, environ une demi-heure avant l'heure du début du concert, alors qu'Aurore et moi s'échangeons des regards pour savoir laquelle de nous deux va pouvoir rentrer en première pour garder les places à l'autre, c'est finalement pas de mon côté que les portes s'ouvrent les premières, alors qu'on apprendra plus tard que ça devait être le cas ! Du moins, c'est ce qui avait  été dit à l'autre côté apparement (celui où était Aurore donc), mais ce n'est pas grave ! J'avais fait quelques recherches d'infos sur internet et j'avais vu que le premier rang de la salle était composé de neuf sièges. Et nous étions entre 6 et 7 ! Mais bon, je ne m'inquiétais pas trop, étant donné que nous étions parmis les tout premiers à rentrer, nous serions forcément là où nous voulions. Nous rentrons par le haut de la salle et nous dévalons les quelques marches qui nous séparent du premier rang où nous y attend Aurore qui a réussi a arriver un peu avant nous !

Suspens...

Publié dans Musiques

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Nico 16/11/2007 22:45

"Je n'ai encore jamais assisté aux balances d'un artiste (en vrai...)" Ah, les balances d'Aldebert sous la douche à Musilac… Quel bonheur quand même !!! Oh, et ces gamines… Je les aurait bien bouffé tiens ! (Ou fait un croche pieds dans l'escalier…)   En tout cas, encore bravo à l'équipe de l'Espace Albert Camus qui ont été très accueillants !

Alison 17/11/2007 13:42

He ho, on se calme ! Et on dévoile pas mon intimité, non mais ! Que de souvenirs à Musilac : présenter le laisser-passer et voir la tête du gars qui y comprend rien puisque c'est interdit d'aller plus loin "car la mairie a réquisitionner le parking sur un périmètre 10 fois trop grand pour l'occasion", manger et dormir sur un bâteau (même avec le mal de mer), partir en touriste prendre une douche au Club Nautique et dire "on est avec des amis sur "Aigue Marine" gnagnagna", prendre une douche brûlante en plein été parce qu'on peut pas régler l'eau et encore bien d'autres choses... Et le summum : être sous la douche et entendre Aldebert faire ses répétitions encore mieux qu'à la maison quand on met la musique à fond pour essayer d'entendre quelque chose. On se refait ça cette année ? Tu vois que ça a du bon de partir à l'aventure ! Merci de me faire repenser à tous ces bons souvenirs... C'est dans ces moments-là que je me dis que la vie est belle. Malgré tout. Et je suis très heureuse de te faire découvrir et de partager tout ça à tes côtés... Pour les gamines, on a eu de la chance de ne pas être à côté d'elles pendant le concert, t'imagines ?