Bilan de mes années d'études

Publié le par Alison

Plusieurs fois j'ai voulu venir en parler, souvent j'ai commencé à rédiger des notes, mais je ne les ai pas publié. De nombreuses fois je suis reparti sans laisser une trace de mon passage. Parce que je ne voulais pas entendre ici aussi des choses qui me faisaient mal, que je n'arrive pas à accepter ailleurs. Parce qu'à l'extérieur, mon entourage s'en chargeait déjà. Et puis parce que je voulais être sûre de ce que je viendrai dire, je voulais d'abord prendre ma décision et n'en parler qu'après parce que je suis en équilibre instable, parce que c'est fragile et que je peux encore changer d'avis à tout moment. Je voulais attendre d'être prête, attendre le bon jour pour avoir à nouveau la force d'entendre ce qu'on a à me dire à ce sujet. Le mur est suffisament haut, l'obstacle suffisament grand à franchir pour que sur mon blog je refuse d'y subir, là aussi, la dure réalité des choses.

Ce qui suit est le résultat de ces 7 dernières années, c'est là où j'en suis après tout ce temps... C'est long, car il y a beaucoup de choses à lire, et il y en aurait autant à dire encore.

Les faits : un M1 sciences humaines et sociale mention psychologie presque terminée mais où le plus difficile reste à faire : semestre 7 validé à 10.667 et semestre 8 défaillant avec la moitié des UE de validées et l'autre non, les plus importantes où je ne me suis pas présentée : note de recherche et rapport de stage.

Le problème : une spécialité professionnelle très recherchée : 45 places en M2 Option Psychopathologie et Psychologie Clinique pour des centaines d'étudiants comme moi.

Mon parcours : une fois le bac obtenu (série scientifique spécialité mathématiques) dans de mauvaises conditions familiales (moi qui étais plutôt bonne élève, je ressors avec une moyenne de 9.26, cela m'a valu d'aller au rattrapage pour finalement avoir 11.86) je crois quitter mon passé. Je prends toutes mes affaires et je monte m'installer sur Lyon avec mon chéri pensant laisser les mauvais souvenirs derrière.

2002-2004 : Les années en médecine

Je m'inscris en PCEM1 (première année du premier cycle d'études de médecine). Là j'échoue lamentablement au concours de fin d'année (dont le numérus clausus décide du nombre d'étudiants autorisé à poursuivre en deuxième année) avec 5.87 de moyenne, je suis classée 395ème sur 500. Mais on ne peut pas dire que j'ai eu la possibilité de mettre toutes les chances de mon côté. C'était prévisible. Avec mon niveau de province, je n'atteind pas la moitié des connaissances que les autres ont. Certains viennent de la ville, des beaux quartiers, de meilleurs lycées, je ne fais pas le poids. Mais tout ça je ne le savais pas. Quand on arrive de la campagne, on emporte tous les espoirs avec soi. Pour ne rien enlever à tout ça, il faut rajouter que je dois gèrer une situation compliquée à distance. Mon petit frère est alors âgé de 7 ans et je retourne m'en occuper tous les quinze jours et la moitié des vacances scolaires depuis que le divorce de mes parents a enfin été prononcé. L'année est longue, conflictuelle et moi je souffre en silence.

Petit rayon de bonheur dans ma vie à cette époque : le 20 juillet 2003 nous nous fiançons.

Je redouble mon année, je deviens "carrée" et je regarde tous les nouveaux "bizuts" arriver avec des rêves plein l'esprit, comme moi, l'année d'avant. J'échoue à nouveau. J'ai 3.69 de moyenne, je suis 495 sur 576. J'ai honte d'être tombée encore plus bas, d'avoir fait pire. Mais cette année-là je n'étudierai pas non plus. Ma mère doit se faire opérer et cela peut-être grave et lourd de conséquences. J'abandonne donc la médecine, à contre coeur, et je passerai plusieurs mois à regretter ces débuts plus que décevants dans les études supérieures. Je ne vais plus en cours mais je continue parfois à devoir faire actes de présence. Je suis boursière à l'échelon 5 et sans cela, je ne peux plus continuer donc je ne peux pas lâcher cette situation. Il ne manquerait plus que j'ai des soucis financiers ! Je m'accroche, je fais face aux moqueries des autres mais ma vie est un désastre.

C'est dans ces conditions que mon premier blog voit le jour. J'ai 19 ans et je suis paumée. Je tente de m'inventer une autre vie pour changer de celle-ci. Je me sépare de mon chéri après 5 ans d'amour et quelques mois de vie de couple.

Tout en n'allant presque plus en cours de médecine, je prépare un concours pour ne pas rester sans rien faire. L'avenir me fait peur, terriblement peur. Que vais-je devenir ? Je me documente et choisis celui d'auxiliaire de puériculture et je travaille seule à mon appart sur des cours dont le niveau est plus simple. Avec ce que j'ai acquis en médecine, même le peu que j'avais compris, je n'ai pas besoin de trop réfléchir. Les livres me parlent, c'est plus facile de se concentrer dans cette période de ma vie surtout quand on connait une partie de tout ce qui se passe dans celle-ci. Je me présente au concours, certaine de réussir. Certaine que la roue va enfin tourner. Certaine que le plus dur est derrière moi. J'ai 14 à l'épreuve écrite, j'accède à l'oral où j'obtiens 14.25. Je suis reçue, mais sur liste complémentaire. Je suis 108ème et les chances d'être prise sont inexistantes. C'est un nouvel échec. Une nouvelle remise en question. Il me faut envisager autre chose et vite car nous sommes fin juin et la plupart des inscriptions pour l'année suivante sont déjà en cours ou cloturées.

Je me présente dans un IUT pour être diététicienne. Je suis refusée sans explication. Et lorsque j'en demande, comme j'insiste pour avoir un entretien, on me dit des choses blessantes, on me remettra mon dossier de terminale sous les yeux, me disant que je n'ai pas le niveau. Sans me laisser de chance juste en me sélectionnant sur des notes obsolètes sans chercher à m'aider, sans chercher à me soulager. Peu importe qui je suis finalement, ici on ne regarde que le côté administratif.

Je commence à faire des listes de ce que j'ai raté, je cherche où je me suis trompée. Je vais à la Mission Locale mais le conseiller n'a rien d'autres à me proposer que des formations d'un niveau secondaire, de fin de 3ème ou de 2nde dans le meilleur des cas... Mais je pense avoir un meilleur niveau quand même, un peu plus élevé, donc je refuse me persuadant que j'ai encore le choix. Puis je me rends dans le S.O.I.E de mon université (Service d'Orientation et d'Insertion professionnelle des Etudiant-e-s). Je regarde les différentes brochures, je lis, je cherche en vain et puis là, une personne essaye de m'aider, de trouver quelque chose qui me corresponde. Avez-vous pensé à la psychologie ? La p-s-y-c-h-o quoi ? Non, je ne connaissais pas. On me conseille de m'inscrire mais les dossiers sont terminés. Je dois avoir recours à une demande de dérogation pour qu'on regarde mon dossier car les inscriptions sont closes et la filière pleine depuis plusieurs mois, apparement. Le genre de domaine où le quota est atteind dès les préinsciptions ! Alors que je ne sais plus quoi faire (nous sommes mi-juillet !) et que je ne crois plus en l'avenir, trois jours plus tard, le téléphone sonne. J'ai rendez-vous dans l'heure qui suit. Je me prépare à la hâte et je file à toute vitesse. Peu importe ma présentation, cette fois-ci, je ne dois pas manquer ma chance. Le soir je rentre avec ma carte d'étudiante et mon dossier d'inscription complet et accepté, à la rentrée je serai en première année de psychologie !

2004-2009 : Les années en psychologie

Je suis heureuse, une nouvelle aventure commence. J'ai fait preuve de courage, je me suis débrouillée seule et je m'en suis sortie. Et l'histoire sera longue. Je suis inscrite en double parcours, je n'ai pas tout compris, une histoire de majeure et de mineure, c'est tout nouveau, mais puiqu'il fallait choisir une deuxième filière, je prend la sociologie en complément sans trop savoir dans quoi je mets les pieds. En parallèle le début de l'été approche et je décroche mon premier job !

La rentrée arrive et parmi les choses qui me marqueront, j'emmènage, seule, dans un 9m2, je m'achète mon premier téléphone portable et un nouveau réveil que j'ai toujours... Puis je revois mon chéri et nous nous remettons ensemble. Les cours commencent. Ils sont intéressants même si je ne me retrouve pas dans tous. Il y a même des mathématiques, pour une scientifique qui est dans une filière à dominance littéraire, c'est le comble du bonheur, et les cours d'espagnol sont géniaux. Je m'inscris au sport, il faut se reprendre en main. Mais le retour à la réalité n'est pas aussi simple. Là encore on ne m'épargne rien et le constat est troublant. Autour de moi, ils sont tous plus jeunes, et moi je suis la vieille de service. Heureusement j'avais un an d'avance au primaire, ça me sert à ce moment-là à rattraper un peu mes échecs précédents. Mais du coup, j'éprouve bien des difficultés à me faire des amies car nous n'avons pas les mêmes centres d'intérêts. Je ne connaîtrai pas les soirées étudiantes, ni pleinement la vie d'étudiant, sans cesse poursuivis par des problèmes d'adultes. Les profs eux aussi ne sont pas en reste et en rajoutent un peu trop à mon goût : "vous êtes des centaines ici, mais ne vous voilez pas la face, tous ceux dont les parents n'ont pas eu le bac, n'iront pas plus loin que cette première année de licence. Dans quelques semaines déjà, vous ne serez plus que la moitié et beaucoup d'entre vous abandonneront avant d'arriver au terme de leur année. Et même si vous parvenez jusqu'au master, il y a une très grande sélection et ce que vous convoitez restera au stade d'inachevé, d'impossible à atteindre. Peu d'entre vous obtiendrons le diplôme pour lequel vous vous êtes inscrits". Mes parents n'ont pas eu le bac. Le choc est rude, la désilluision grande, la peur intense. Mes espoirs s'envolent avec une partie de ma motivation. Je me sens cassée, comme si on me coupait les ailes alors que je viens juste de reprendre mon envol. Mais loin de me décourager, cela me booste. Ah ouais, les fils et filles d'ouvriers ne peuvent pas évoluer et gravir les échelons de l'échelle sociale ? C'est ce qu'on va voir, on en reparlera mon gars. C'est pas la peine de te la jouer.

Je passerai l'année entre mon chez moi et notre ancien chez nous qui est devenu son chez lui. On vivra un peu différement, un peu comme nous avions jamais fait, en fait. Puis en fin d'année, nous emménageons à nouveau ensemble, mais auparavant on change de ville, on change d'appartement et on se rapproche de ma fac. Nous sommes toujours dans cet appartement actuellement, mais plus pour longtemps j'espère !

Première année de licence : 13.903
Deuxième année de licence : 12.638
Troisième année de licence : 11.380

J'obtiens ma licence en 2007 avec une moyenne de 12.640. J'ai un bac+3 ! Et oui, cher monsieur, je suis toujours là, toujours dans la course. Je regagne un peu de fierté et de confiance en moi, même si je me rends bien compte que j'ai des lacunes dans certaines matières et que celles-ci ne m'aideront pas à avancer. J'ai toujours du retard.

Désormais je suis devant la porte du master. C'est maintenant que les vraies questions se posent et c'est maintenant que je vais rencontrer de sérieux problèmes. Au moment où je crois avoir trouvé ma voie, au moment où tu me réussis. Je ne me décourage pas, et je rentre en première année de master. Je suis fière, j'arrive au bout. J'ai encore progressé. Mais tout se précipite, nous sommes encore nombreux, il n'y en a pas tant que ça qui sont partis. Il faut se battre pour trouver un stage, il faut écraser les autres, c'est maintenant que la sélection commence. L'entraide n'existe plus, les moindres interrogations posées et ce sont des soupçons de rivalité qui règnent en maître. Et je n'aime pas ça. Je suis sportive, je suis compétitive, mais pas à n'importe quel prix, je ne suis pas sportive de haut niveau, non. Pourtant je décroche un stage, c'est innatendu. Je peux continuer, je suis toujours en lice. Ca me donne du courage pour cette dure année. Je me rend sur mon lieu de stage deux à trois jours par semaine et le reste du temps je suis en cours. L'emploi du temps s'intensifie et ne me laisse aucun repos. Je passe mes partiels et je connais mes premières sessions de rattrapages. Je finis l'année, la pression est de plus en plus grande, j'en ai marre, j'arrive à saturation. Mon stage me pèse, les cours me fatiguent. Tout m'énerve. Mais j'obtiens mon année, une moitié, j'ai un semestre sur deux mais cela correspond à mes objectifs : suivre tous les cours sans relâche, effectuer mes longs mois de stage sans lâcher prise, sans abandonner et me présenter aux partiels et faire de mon mieux. Et je ne peux pas faire plus à ce stade.

L'année suivant, cette année qui vient de s'écouler, je redouble mon master 1 pour me consacrer pleinement aux deux derniers cours qu'il me reste et aux deux plus grandes épreuves qui m'attendent : rédiger ma note de recherche et mon rapport de stage. Puis me présenter aux oraux de sélections de master 2. Mais les choses se compliquent réellement. Je dois assurer et je n'y arrive plus. Je présente une ébauche de mon mémoire et c'est une catastrophe. Mon maître de stage n'a pas souhaité m'aider. Je dois faire face aux critiques de mon directeur de recherche et de mes semblables. Moi qui aurait eu besoin de soutien pour pouvoir me pousser au bout de mes forces, là s'en est trop. J'aurai tout accepter, mais sous d'autres formes. J'avais besoin d'être comprise et épaulée, pas rejetée. Après le cours, je m'éffondre en larmes. Je suis en colère, je suis triste, je lui en veux d'avoir agis ainsi envers moi. Il ne m'en faudra pas plus pour me décourager. J'essaye de retourner en cours, j'ai honte de moi même. Une seule fille arrive à me comprendre et cette fille-là prend actuellement encore de mes nouvelles, je me demande encore comment c'est possible. Finalement, les derniers mois je ne vais plus qu'à un cours sur deux, j'envoie tout balader, j'ai envie de tout jeter à la poubelle, j'abandonne définitivement. Je ne peux plus supporter de voir les autres raconter leur stage et parler de leur mémoire qui avance. Je ne peux pas croire que ça soit moi qui soit celle qui décroche et qui laisse tout tomber. Leur reflet est insupportable, les dernières semaines, j'arrive enfin à me décider de ne carrément plus retourner en cours, ça me fait trop de mal, de les voir encore, de les entendre et surtout de répondre à leur question intéréssées qui sont inlassablement les mêmes : où en es-tu toi ?

Voilà ce qui c'est donc passé : je n'ai rien rendu cette année et je ne pourrai donc pas remplir le dernier dossier de  toute ma scolarité, le plus important, celui de ma candidature tant espéré en dernière année de master, en master 2, celui qui mène au titre de psychologue. Et aujourd'hui, en cette rentrée universitaire, je ne suis plus inscrite nulle part. Après 7 ans d'études et trois déconvenues, je n'en ai plus envie de continuer à me battre pour sauver mon potentiel. J'en ai marre de renoncer à mes rêves. Je n'ai plus d'idées de métiers, j'ai épuisé toutes les sources de professions qui m'intéressaient et que je connaissais.

Je sais pas pourquoi je viens en parler ici, sans doute parce que je dois le faire depuis longtemps, parce que je vous dois des explications, quelque part, parce que je sais que vous me comprendrez, je sais que certaines ici me comprendront plus particulièrement. Celles à qui j'ai eu du mal à en parler ou celles qui font partie de l'ancien cercle des étudiantes de docti par exemple. Celles qui m'ont vu tout commencer, celles qui ont traversées les mêmes période de doute que celle dans laquelle je me trouve, celles qui ont fait ou font encore des études de psycho. Celles qui ont essuyées les mêmes critiques, celles qui ont vécu les mêmes remises en question. Parce que le fait de mettre tout ça sur du papier, va peut-être me permettre de me relever, de reconstruire quelque chose avec mon blog et tous ces liens virtuels...

C'est donc une note en demi-teinte, qui contraste avec la précédante, mais qui vous permettra peut-être de mieux la saisir et de savoir ce que je deviens, et pourquoi il est parfois difficile de revenir ici, avec tous les souvenirs qui sont attachés à cette page.

Publié dans Etudes de Psychologie

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fatima 08/09/2014 23:35


Salut Alison, je sais j'arrive un peu tard, mais je viens de lire ton post et ça m'a touché; Je ne sais pas où tu en es, mais tu mérites plus que d'autres ton titre de psychologue. Ma prof
depsychologie sociale disait "il y a des personnes qui agissent comme des psys et des psys quine savent pas parler ni se comporter  avec leurs patients et à leur entourage.


Je te comprends car j'ai moiaussi un parcours encore plus atypique et des conditions familliales difficiles. Mais aujourd'hui j'ai 28 ans et je suis en L2 psycho. Je ne te cacherais que j'ai des
doutes et des peurs. Je suis essouflée et jesupporte plus les études mais je sais que ne rien faire serait pire.aussi je veux vivre comme une adulte et pas comme une adulescente ou une étudiante
( je veux travailler, me marrier, ...)


C'est dommage que tu n'aies pas été soutenue! Je pense qu'à cette époque tu avais besoind'un soutien familliale et peut être psychologique pour t'encourager te donner confiance en toi, et
surmonter les difficultés. Il faut demander de l'aide quand tu en ressens le besoin; Ce n'est pas à sens unique;


J'espère qu'aujourd'hui tu es épanouie dans ce que tu fais.

moi étudiante 21/01/2013 20:46


Coucou ! 


Je vient de créer un blog car je suis justement en licence de psycho! Si tu veux discuter ;)

soraya 30/03/2010 19:43



Rooo je m'en veux de ne pas avoir lu cette note plus tôt !


Je n'ai pas eu le même vécu que toi, ni les difficultés familiales, ni sociales mais je me reconnais dans ta description des études de psychologie.


Mes parents n'ont pas eu le bac non plus, ils ont un CAP et s'en sont malgré tout bien sorti.


L'année dernière, j'étais en MASTER 1 psycho du dev, j'ai validé la première année pour bifurquer cette année en neuropsychologie. Et c'est la débandade dans ma tête : je n'ai pas trouvé de
stage, je ne sais pas écraser les autres. J'en ai quand même trouvé un pour cet été et j'ai décidé que l'année prochaine, je ne ferai que des stages, pour améliorer mon dossier pr le Master 2 qui
est trsè sélectif aussi.


Je comprends tes doutes, cette pression qui est mise, les professeurs qui ne savent pas se mettre à notre place, qui recherchent les éleves "parfaits", pour qui tout roule toujours ..


Je comprends ton malaise face à ces obstacles, rien 'est fait en fac pour qu'on réussisse, je le pense sincèrement ..


Soit forte, car tu l'es vraiment. Tu es intelligente, tellement vive d'esprit, débrouillarde que je ne m'en fais pas pour toi. Peu importe le temps que ça te prendra de trouver ta voie ( ou de
continuer dans la psycho), le principal c'est d'atteindre un objectif. Chacun son rythme. Y'a pas de honte à avoir douté, changé d'avis, s'être remis en question. Au contraire.


Je t'embrasse fort petite Bénabarge ( mais qu'est ce qu'il est beau ce Bénabar !! )



Alison 13/04/2010 19:30



Oui tu peux t'en vouloir ! ^^


Contente que tu te reconnaisses dans ma note, malgré nos différences.


Depuis que j'ai écris cette note, les choses ont légèrement changées. Aujourd'hui je ne sais plus vraiment ce que je veux. Je m'explique : j'ai pas envie de courir après un supposé bonheur toute
ma vie, pas envie de me dire "ça sera mieux le jour où...". Je crois qu'il faut savoir profiter de la vie présente, de ce qu'on a. Et il se trouve que j'ai un Chéri formidable, alors tant que je
serai à ses côtés, peu importe le métier que j'exercerais. Je crois aussi qu'on subit un peu trop la pression de nos aînés : enfermées dans une vie qui ne leur correspondaient pas, femme au foyer
pour la plupart, elles étaient en quête d'indépendance et de vie sociale. Du coup, j'ai l'impression qu'aujourd'hui on n'ose plus vraiment s'affirmer en tant que femme qui se contente de ce
qu'elle a. Non, car si on cherche pas à avoir toujours plus, toujours mieux, ça dérange. Et c'est un peu mon cas. Pour l'instant je m'épanouie dans ce que je fais, mais on me regarde bizarrement.
Tant pis...



Antonia 04/11/2009 02:05


Salut,

Ah lalalal ! que je te comprends ! presque à chaque ligne, j'avais l'impression que tu me décrivais. Certes, on ne fait pas les mêmes études. Mais on a les mêmes errements: continuer ou pas ?
s'accrocher ou changer de voie ? abandonner et trouver un job en-dessous de nos compétences ? c'est tellement rageant au bout de plusieurs années d'études, de se dire: tout ça pour rien ! "Rien",
c'est ce que je pense quand je broie du noir, mais parfois je reprends du poil de la bête pour repartir plus combattive que jamais !
Et comme toi, je subis de la part de certains proches des moqueries et l'incompréhension. Ils ne se rendent pas compte à quel point ça fait du mal ! Car comme toi, j'étais plutôt bonne élève, et ce
jusqu'à la fin de ma licence.Les échecs sont pour nous d'autant plus cuisants et on déçoit du coup aussi beaucoup plus certains proches.
Je comprends cette espèce de lassitude que tu as en ce moment à propos des études. Comme te l'a dit Morgane, il serait peut-être mieux de te poser pour réfléchir, toi seule peut savoir où tu seras
heureuse. Garde foi en toi et je suis sûre que des amis et des proches seront toujours là pour te soutenir quelque soit ton choix. Ecoute-les, eux. N'écoute plus les Cassandre.
En tout cas, tu l'as vu, ici on te soutient à fond !!!!


élise 10/10/2009 12:44


Je t'ai lue il y a quelques jours et je savais déjà tout ça (puisque tu me l'as raconté, expliqué ;) ).
J'ai l'impression que tu culpabilises de quelque chose, un peu que tu te justifies !
Ca peut se comprendre mais je pense pas que ce soit un échec.
C'est sûr, c'est facile pour moi de le dire.
Mais quand même, tu n'as pas été encouragée, il y a de mauvais concours de circonstances et tu t'es accrochée.
Dc déjà, ça montre que tu as de la volonté et de l'ambition.

Bref, je voulais juste dire que les études ça ne fait vraiment pas tout.
Tu as ton chéri, ton appart, tes passions, tes amis (sisi), tes grands parents, tu as bénabar (lol) donc je pense que tu as très bien réussi ailleurs (malgré tout un départ compliqué!) et que les
études ça se perd pas, je suis sûre que personnellement, tes années psycho t'ont appris des choses :)


Alison 12/10/2009 16:22


Merci d'avoir commenté. J'attendais ta réaction sans trop y croire.

Oui je culpabilise. J'ai besoin qu'on reconnaisse mon histoire, mon passé pour aller de l'avant. Car je suis sûe que ça explique une partie de ce qui m'arrive et ça a aussi déterminée celle que je
suis aujourd'hui. Mais en attendant, j'ai peur de regreter ce temps perdu.

Donc je te remercie pour ça. D'avoir lu ce que je t'avais déjà dit. C'est important pour moi que tu le saches. Une partie du problème réside effectivement dans la construction de ma vie à deux. De
cette famille que j'espère tant heureuse. J'ai eu une révélation il y a 2 ans et demie. J'ai réaliser que j'étais en âge d'être maman, ça m'a beaucoup, beaucoup travaillé. Je me suis demandée si
j'étais prête, etc. Puis ça m'a passé, j'allais mieux. Aujourd'hui, je suis probablement aux portes de fonder ma famille. Et ça me fait peur. Peur de pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir
subvenir à nos besoins, peur de n'être qu'une maman, et pas une femme active, chose que j'espérais. C'est sûrement tout ça qui revient et qui me retravaille. Peur de faire les mauvais choix, peur
de ne pas pouvoir revenir en arrière. Peur de me tromper sur mon bonheur.

Bref, que des trucs ennuyants, mais merci à toi d'être aussi là pour moi.