Concert de Renan Luce (Partie 3/3)

Publié le par Alison

Il y a toujours une petite pause entre la première partie et le groupe ou l'artiste qu'on vient réellement voir après. Et ce mardi soir-là, nous n'y avons pas échappé. Hugh Coltman sera une fois de plus salué et applaudi par le public quand il (re)viendra débrancher et récupérer lui même son matériel. Ce qui, une fois sorti de scène, ne doit pas être évident.

Ensuite l'attente est un peu longue, tout semble près mais néanmoins ce n'est toujours pas l'heure ! On voit des techniciens passer et repasser avec leur lampe torche, moment qui me fait toujours autant sourire. Car je sais que ça devient imminent. Je me demande si ce n'est pas le public dont une partie est sûrement  au bar, que nous attendons. Pour patienter, on a toujours droit à une bande son, plus ou moins longue, qu'on écoute en boucle. Là aussi on s'habitue, mais un jour, quand j'aurai épuisé toutes les questions intéressantes à poser, il faudra que je leur demande si c'est eux qui la choississe ou la salle ! Ca serait pas bien de le savoir, ça ? Non ?!

Il est 21h, les lumières s'éteignent. Le public crie et applaudie.

Les musiciens se mettent en place et les premières notes de Ridicule se font enfin entendre.

Il y a un musicien en plus dans le groupe, ce qui porte leur nombre sur scène à 5 devant nous.

J'aime l'introduction d'un concert, le moment où ça y'est ça commence, ou ça y'est c'est pour maintenant !

Pendant quelques secondes on savoure le début.

Puis on aperçois Renan derrière un rideau. Je le pointe du doigt et le montre à mon chéri qui ne l'avait pas forcément remarqué dessuite. Mais j'ai l'oeil et je suis là pour ça ! Je repère les entrées sur scène quasi instantannément !

J'voudrais te donner des nouvelles de moi savoir si toi aussi tu ressens ça là...

Entre deux couplets, Renan qui ne peut visiblement pas attendre plus, nous demande si ça va. Grand "ouaiiis" du public en guise de réponse. Ben tu m'étonnes que ça va maintenant que tu es là.

Le ton est donné, ce soir le concert sera sous le signe du J'aime bien ce bordel !

En arrière plan sur le rideau, le décor représente un immeuble par un jeu de lumière.

Dès le premier titre, je suis dedans, je fredonne le refrain et quelques paroles. Et il faut savoir que Renan regarde son premier rang contrairement à un certain Bénabar. Il me voit et me fait un petit signe de la tête. Je suis jamais certaine que ça me soit précisément destiné, mais je pense bien sans me tromper que sur celle-ci, à ce moment-là, c'était pour moi le petit sourire. Ce qui fait toujours plaisir. Et il sera attentif à son premier rang tout au long du concert, ce qui n'enlève rien au plaisir partagé.

Renan nous dit qu'il est ravi de revenir sur cette belle ville de Lyon, qu'ils en avaient quelques bons souvenirs. Il nous dit qu'il ne sait pas si on était avec eux la dernière fois qu'ils étaient passés et vu notre réponse  : un très clair, net et fort "ouiiiii", il nous dit qu'on leur a manqué ! « Merci d'être venu, j'espère que vous allez passer une bonne soirée avec nous !  » Qui ressemble un peu à ce que dit Bénabar. On voit bien que ces deux-là sont proches, ce qui procure un nouveau sourire sur mes lèvres. J'adore ce genre de clin d'oeil que seuls certains peuvent comprendre. D'autant plus quand j'en fais partie. Puis il dédie la prochaine chanson, Les gens sont fous, aux quelques vrais fous qui sont dans la salle.


On passe d'une folie à une autre, Renan rassure ceux qui se posent la question, il n'est pas un voyeur maladif, néanmoins il nous invite à chanter avec eux, si on connait la chanson suivante. Ce que le public fera sans se faire prier et qui donne lieu à une jolie chorale sur Les voisines. Belle énergie, belle volonté et spontanéité de la part du public, la soirée va être longue !

Moment kitch à souhait sur Je suis une feuille. Ce n'est pas de la faute de Renan mais de toutes les filles (voir les femmes redevenues ados) qui m'entourent, qui chantent plus fort que lui, de manière amoureuse, la voix tramblotante, limite la larme aux yeux. OhohOh.

Mes racines, que le public des gradins a réclamé en choeurs précédemment, même si, ni nous ni Renan avions compris ce qu'ils disaient là-bas au loin. Renan nous parle de son enfance passée à la campagne, du gars du village d'à côté qui avait pris un malin plaisir à s'en prendre à sa personne, comme s'il y avait un certain challenge à se mesurer à quelqu'un de sa carure, chose que Renan essayait d'oublier en se rappelant du petit succès qu'il avait auprès des filles, il se rattrapait comme ça. On entend un "même encore aujourd'hui" dans la salle. Renan poursuit, il se souvient que c'était assez touchant lorsqu'une fille arrivait toute rouge pour lui glisser un petit mot...

Il veut parler bien sûr de la Rue de l'oiseau lyre.

De toute façon les filles ont toujours raison. Vous en voulez la preuve ? Je suis un Chien mouillé. Enfin c'est pas moi, qui le dis, mais c'est lui.

Pour la prochaine chanson, Renan s'entoure de deux de ses musiciens, Martin et Louis, et de leurs deux colosses également appelés grands-mères, surnom que l'on donne à la contrebasse. Il s'agit de L'iris et la rose.

Puis il nous demande si certains d'entre nous sont venus en stop aujourd'hui et nous fait un petit prélude pour introduire Nantes. Renan est à la guitare et joue avec tellement de simplicité, sans chercher les notes, sans réfléchir, que ça en devient beau de le voir toucher chaque corde avant que sa voix se pose sur ce titre que j'aime plus particulièrement. Et je me demande s'il en joue pas. Quel charmeur.

La mélodie de ce morceau résonne en moi au rythme des claquements de mains qui accompagnent les instruments.

Aux timides anonymes, découvert en inédit lors de la tournée précédente. Très beau titre. Renan confiera quelques jours plus tard lors d'un reportage pour un journal télévisé, que cette chanson est en fait une déclaration d'amour aux timides, que c'est un trait de caractère qu'il aime beaucoup chez les gens, qu'il trouve ça très touchant et qu'il aime bien les gens qui se mettent de côté et qui regardent tout en sentant que ça bouillonne à l'intérieur... Tu m'étonnes.

Puis on passe au prochain sujet : La fille de la Bande premier single du Clan des Miros et son désormais traditionnel les filles c'est rien que des pleureuses qu'on ne présente plus, auquel le public réagit vivement.

Puis vient le moment d'être Repenti dans la banlieue nord de Dijon. A la suite de ce dernier, il est temps pour Renan de nous présenter ceux qui l'accompagnent ce soir mais que nous connaissons déjà car ils sont là depuis le début à ses côtés pour la plupart d'entre eux : Manu Feramus à la batterie, Antoine Dijol aux guitares, Louis à la contrebasse et Martin Gamet à la basse et à une multitude d'autres instruments et nous les voyons alors tous arriver à tour de rôle sur le devant de la scène pour s'assoir devant nous sur des fauteuils fabriqués pour l'occasion avec des cartons tout simplement !

Car pour la chanson suivante, il s'agit de déménagement : Chez toi. Ils interprètent ce titre à quelques mètres de nous seulement et ce genre de proximité et le naturel donc Renan fait part face à nous s'apprécie toujours autant à sa juste valeur dans une salle remplie par des centaines, voir des milliers de personnes. Je suis sûre que si je tendais les bras, je pourrais presque le toucher du bout des doigts. J'en profite pour regarder chaque musicien et tenter de saisir chaque détail.

La fin du concert se fait sentir avec I was here, jolie ballade et véritable philosophie de vie et hymne au bon temps que l'on prend notamment lors des concerts en compagnie de tels artistes. C'est pourquoi j'occupe mes loisirs à graver partout "I was here". Il va falloir se quitter bientôt, hélas.

Il nous demande si ça va toujours. Et lors de Camelote, j'ai une tendre pensée pour une amie, souvenir d'un de ses nombreux et anciens titres de blog.

Le Clan des Miros,
et son je ne vois rien venir. Impossible d'expliquer là aussi ce qui fait que ce titre me transporte ailleurs.

Puis nous changeons de cadran et on passe à 24h01 avec une minute Brad Pitt où nous l'admirons entre deux sourires, on ne s'en lasse pas. Et il fallait s'y attendre après une soirée pareille, qu'évidemment en rentrant, nous allions encore passer une Nuit blanche.

Lors du Lacrymal Circus, un des rares titres sur lesquels je n'accroche pas trop, les très beaux arrangements et les dessins qui défilent en arrière plan me feront changer d'avis. Ca rend très bien ce soir-là. A la fin, Renan nous improvise un petit morceau à la trompette façon musique de cirque ! Pari réussi, je sens enfin les souvenirs qui collent au corps comme une vapeur d'essence.

D'habitude je préfère largement au vieux lyon qui a peur du feu et au clown triste, sans parler des cuivres qui sont malades, quand Renan nous racontant des bêtises. Renan se lâche, on parle plus de ça ce soir, non, parce qu'on est pas à une connerie prêt dans ce concert !

Sous les cris, les applaudissements et les Renan à la pelle, il revient avec Monsieur Marcel.

Puis alors que l'on crie une autre, une autre, il nous présente son équipe de techniciens, et on reconnait le nom de certains qui ne nous est pas inconnus puisqu'ils sont également en tournée avec Bénabar.

La lettre dans une ambiance démente avec les mercis de Renan, sincères et chaleureux et la bande instrumentale qui continue presque sans fin avec les choeurs du public. Le son de nos voix couvrant celui des instruments et un Renan heureux de son succès mérité. Ca saute partout, ca sent de plus en plus le final. Bordel pourquoi déjà ? On est si bien là. J'en veux encore mais c'est comme il veut, c'est lui qui décide. Payapapayapapapayapapapayapapa !

Difficile de se quitter sur ce morceau, Renan revient pour deux derniers titres en rappel. En premier un duo avec sa première partie, Hugh Coltman, une reprise des Beatles : Girl. On a donc l'honneur d'entendre Renan chanter en anglais même si c'est pas vraiment une réussite ! Mais ça valait le coup, rien que pour savourer le ah girl et revoir une dernière fois Hugh et la complicité entre ces deux-là lorsqu'il s'agit de se plaindre des femmes.

En éternel séducteur, Renan s'approche de nous et termine son concert avec une chanson d'amour. Il veut que l'on fasse de beaux rêves... Femmes à lunettes vient mettre un point final à la playlist et au concert de ce soir. L'appareil photo entre les mains, j'immortalise une dernière fois Renan et sa bande. Les lumières se rallument, je regarde encore la scène pendant quelques instants, grave ce moment en mémoire et puis très vite il nous faut partir.


Mais je garderai encore pendant longtemps des souvenirs de cette soirée. C'était mon 3ème concert de Renan, après celui à l'Espace Albert Camus à Bron pour le Festival international "Les Guitares" en 2007, et celui au Palladium de Genève, en Suisse lors du Festival "Voix de Fêtes" en 2008.

Inutile de chercher à me convaincre moi, pour une nouvelle date, je suis séduite et j'aurai bientôt en main, mes prochains billets de concert disons, pour 2010 cette fois-ci...

Publié dans Musiques

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Commenter cet article

soraya 30/03/2010 19:24



Héhé ! J'aime bcp Renan Luce aussi (petite infidèlité à mon Johnny) et j'ai une petite anecdote si ça t'interesse : mon meilleur pote de fac connait Renan car sa soeur ( à mon pote) était en
cours avec Renan ( et Renan voulait sortir avec elle à une époque et elle voulait paaaas . IDIOTE qu'elle était !! :p)



Alison 13/04/2010 19:25



T'as raison d'être infidèle à Johnny !


Et si tu l'as pas déjà vu en concert, ça peut valoir le déplacement.



Milou 12/11/2009 13:42


Oh je te déçois? Désolée! Mais j'étais pas la seule à attendre cet article avec impatience rassure toi!
Sinon je vois pas ce que j'aurai pu dire de plus... tu résume très bien l'ambiance, on s'y croirait! 


Milou 10/11/2009 11:13


Et bien, ça donne envie d'y être! Il avait l'air plus à l'aise que lors du showcase (en un seul mot ;-p)! Ah si seulement j'avais le temps d'aller à plus de concert...
Sinon, tu écris "lion" avec un Y? T'es une vraie lyonnaise maintenant alors! mdr


Alison 10/11/2009 11:19


C'était fait pour ! Mais si j'avais su que tu résumerais ça en quelques mots, je me serai pas donner autant de mal. Pfff aucune reconnaissance, j'suis déçue.

Et encore, j'suis sûre que j'ai pas tout dit, tout raconté.

Et pour le lion, hier je me suis relu plusieurs fois, je savais qu'il y avait un truc qui allait pas mais impossible de trouver quoi !

Mais ouaiiis j'suis une vraie Lyonnaise !!! Non mais, t'en doutais ?!


Nico 09/11/2009 18:54


Je suis pour !  (2010)