Showcase de Renan Luce

Publié le par Alison

Hier après-midi, jeudi 05 novembre 2009, après avoir pris le repas avec une bénabarge, dans un restaurant universitaire tout neuf et entourée de futurs médecins, je me dirige vers la Fnac pour me rendre à l'évènement du jour : le showcase de Renan Luce.

J'arrive vers 15h, rue de la république. Le ciel est gris et il y a de la pluie fine. Impossible de se mettre à l'abris car quelques personnes sont déjà là. Des barrières sont mises en places près de moi. Il nous faudra donc attendre dehors et non pas à l'intérieur comme je l'espérais. Quelques minutes plus tard, je me mets dans la file. D'autres personnes sortent, pensant elles aussi pouvoir échapper à l'humidité. Je compte, je suis 13ème. J'observe autour de moi, et un élèment me fait sourire. En face il y a un ravalement de façade. Une amie me rejoind et commence alors une période assez longue ! Malgré les dernières nouvelles qu'on se raconte sur nos vie et en dépit de ma grosse paire de chaussettes et de mes botines fourrées, le temps n'arrive pas à passer et le froid commence à se faire ressentir.

Exit nos envies de shopping, moi qui pensait pouvoir faire quelques boutiques (nous sommes dans la rue commerçante par excellence) vu qu'il y a déjà quelques personnes devant nous même s'il faudra plus d'1h avant que la totalité des barrières soient recouvertes de vestes et de parapluies. Vers 17h, il y a une longue file, peut-être 300 personnes qui ont répondu présentes, à vue d'oeil.

Au bout de 2h30 on s'impatiente. Certains disent qu'il n'est pas là... La veille il était à Lille alors s'il s'y est pris à la dernière minute pour faire le trajet, il n'est pas près d'être sur Lyon ! (Petite rectification : c'était le lendemain qu'il était sur Lille et non la veille comme je le croyais, je me suis un peu embrouillée parmi les dates ! Le 04 il était bien dans le nord mais à l'ouest à Saint-Lô dans la Manche en Basse-Normandie après avoir été le 03 en Bretagne) Presque 3h après, on peut enfin rentrer au chaud. 10 par 10 et sans fouille. Ca c'est de l'organisation. Pourquoi ? Parce qu'entre la chaleur qui nous envahit soudainement et les températures basses qui nous ont engourdi, le temps de reprendre nos esprits, il nous faut monter quelques marches d'escaliers et sans bouscludades, ça s'apprécie.

Ca y'est nous sommes dans la salle. Au bout de la 3ème rangée, sur la gauche. Il y a un laps de temps où j'ai du m'absenter, car désormais 28 personnes se trouvent devant nous contre une dizaine précédemment ! Très rapidement la salle est remplie. Archi-pleine même. 100 personnes assises et quelques dizaines debouts sur les côtés et dans le fond de la salle. On nous explique comment va se dérouler la rencontre avec Renan Luce.


On apperçoit Martin Garmet, un de ses musiciens à la basse et aux percussions, qui fait quelques va-et-vient probablement pour voir s'il y a du monde dans la salle, et ajuster encore un peu les derniers détails. Puis très vite Renan arrive, en jean et vieux pull. Spécial et je dirai même assez moche, mais c'est selon les goûts, et on a déjà dit plus haut dans cette note, qu'aujourd'hui, on ne parlerai pas mode ! Bref, il est là, lui et en vrai, tout simplement à quelques mètres. Il s'excuse pour le retard, un problème avec la SNCF qui n'a pas voulu le laisser venir, visiblement.

Il nous demande si nous sommes bien installés (mais à vrai dire on ne s'est pas encore remis du froid) et demande à ceux qui sont debouts s'ils sont punis ! Puis il entame le mini-concert pour 7 titres d'une durée de 30-45 min environ : Ridicule, La fille de la Bande, Les voisines, Nantes, On n'est pas à une bêtise près, La lettre, Monsieur Marcel.

Dès les premières notes de Ridicule, les souvenirs du concert revient à la surface. A un jour près ça fera un mois que je l'ai vu pour la dernière fois. Dessuite, j'ai une envie assez irresistbile de danser, mais comme nous sommes assis, et pour ne pas déranger ceux de derrière, je ne peux pas bouger dans tous les sens. Alors je me contente de battre la mesure avec mes jambes, mes pieds et ma tête ! Certaines paroles me font toujours se petit quelque chose qui font que je les aime.

Le public est calme et timide, Renan le remarquera et ne se gênera pas pour nous le dire ! Ce qui provoquera un "je t'aime" de la part d'une jeune femme qui est soit disant "troublant" bien que j'en doute. On est loin de l'ambiance d'un concert, mais moi même, je n'arrive pas complètement à m'exprimer de la même manière et bien que Renan soit naturel ou tente de le rester, je ne pense pas qu'il vive lui aussi les mêmes sensations que sur scène. Entre deux chansons, le médiator dans la bouche, Renan nous dit quelques mots. Puis entre deux gorgées de Coca, pour ne pas citer la marque, il nous demande si certaines d'entre nous sont venus en stop et... fait un bide total ! Intro à revoir mon cher Renan car à Lyon nous avons les TCL (même s'ils sont souvent en grève) et la Fnac est en plein centre ville !


Les premières notes de Nantes me rendent toujours aussi rêveuse, ailleurs, dans mes pensées sans réfléchir à rien, je ne sais pas si ce sont les bons mots car je n'arrive pas vraiment à décrire ce que je ressens si ce n'est que c'est en profondeur que j'apprécie cette mélodie. Sans savoir pourquoi, je les attend, je les connais, je les adore jusqu'à ce que sa voix douce se pose sur ce morceau. D'autant plus quand il la joue dans une salle toute petite où la proximité en fait un moment où on se sent et où on se sait hautement privilégié.


Lors de la 2ème partie, le public s'est réchauffé, et communique un peu plus. Sous l'impulsion de Martin, on se lève pour l'avant dernier titre, La lettre. On tape enfin dans les mains, plus fort qu'au début, et ça y'est on a mis du temps, mais on est parti et on apprécie maintenant chaque minute, chaque parole, chaque silence ! Les applaudissements se font plus intenses et plus chaleureux, on en redemanderait presque si on savait que le temps n'était pas compté pour tous les autres restés dehors. Nous avons droit à Monsieur Marcel en rappel et avec plaisir surtout, nous confie-t-il.


Puis c'est la fin et il faut se lever pour aller reprendre notre place dans la file pour les dédicaces. Le temps pour nous de ramasser nos affaires puis de les reposer finalement sur une chaîse pour ne pas être encombrée inutilement et pour Renan d'aller fumer une cigarette dehors (et donc au passage d'apprendre qu'il fume...), la table est installée, les fauteuils  en partis pliés et débarassés et ça défile maintenant à une vitesse un peu trop démesurée. On nous averti qu'on pourra pas prendre de photos par respect pour les personnes qui attendent (soit disant encore) dehors (mais en repartant il ne restait personne). On passe dans les premières mais on est loin de ce que nous avons vécu au Transbordeur.

Autant lors du mini-concert, Renan a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il avait et ce qu'on donnait en retour, bien que je ne le sentais pas complètement dedans, autant désormais, j'ai carrément l'impression qu'il n'est plus vraiment avec nous. Le temps est compté, les vigiles nous presse et Renan ne prend pas vraiment le temps ni d'écouter, ni de signer des autographes. Nous n'avons pas pu resté ensuite pour le voir faire avec les autres, mais il n'est pas trop souriant, pas trop détendu et s'il avait une montre il devrait peut-être se concentrer pour ne pas la regarder. Ca fait parti du jeu, je l'accepte, il a tellement partagé auparavant que je le pardonne. Mais c'est dommage car en programmant un showcase à 17h30, ils savaient tous que ça pourraient pas traîner... Ca fait partie de la promotion de l'album, c'est un tout petit plus, je pense, mais il faut pas trop en attendre non plus sous peine d'être déçue. Je n'ai rien à redire, j'ai été largement comblée, largement servi précédemment. ll s'agit probablement que d'une opération de promotion qui est faîte dans différentes villes de France mais qui se ressemble et qui est un peu partout pareil.

Lorsque c'est mon tour, j'en profite quand même pour lui glisser quelques mots de remerciements en souvenir de la soirée du 06 octobre dernier. Je le remercie une fois de plus pour sa disponibilité après ce concert-là, le long moment qu'il avait passé avec nous. Je le remercie également d'avoir fait l'aller-retour aujourd'hui et je lui présente mon amie en la montrant du doigt comme elle s'est déjà éloignée. Je lui fait signer Le Clan des Miros, avec mon marqueur rouge tout en lui épelant mon prénom, Renan étant très soucieux de ne pas se tromper sur l'orthographe ! Je lui dis que j'ai déjà une photo avec lui et que donc je n'en demanderai pas, mais que mon amie aimerait bien en avoir une, même si on nous a dit que non... Renan me répond que ça va pas être possible car il y a beaucoup trop de monde et que si on commence à en faire, c'est foutu pour la suite. J'essaye d'insister un peu, usant de tous les arguments à ma portée, les 2h30 d'attente dans le froid, le coup de la 1ère fois, le petit habitant sous le nombril ! J'ai tout tenté car j'aurais tellement aimer que mon amie ait sa photo pour pouvoir l'afficher fièrement, mais rien n'y fera. Devant ma détermination, il me propose néanmoins de revenir à la fin, d'ici 30 min m'assure-t-il et me dit qu'il posera volontier à ce moment-là. Je tente alors de récupérer mon stylo que Renan garde précieusement, lui dit une dernière fois merci, et le laisse (enfin) tranquille.

Un peu plus d'1h30 plus tard c'est déjà fini avec la sensation que c'est passé trop vite. Néanmoins j'étais contente de le revoir, de vivre un petit instant de plus sur un petit nuage et de partager ce moment avec une amie qui ne l'avait jamais vu bien que pour toutes les personnes qui étaient dans ce cas-là, il n'aura peut-être pas fait aussi bonne impression que ce qu'il aurait pu, lui qui est si gentil et si généreux d'habitude.

Notre soirée se prolonge autour d'un bon chocolat chaud pour moi et d'un café fumant pour mon amie, bien mérités avant de rentrer de nuit, auprès de nos chéris respectifs qui commencent à se languir.

A très vite Renan, et merci pour tout quand même, t'étais pas obligé, et j'en suis bien consciente. Et puis ça peut pas être toujours exceptionnel, même si avec des artistes comme toi, on y prend rapidemment goût et que c'est pas l'envie qui manque...

Publié dans Musiques

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FestivalDeConfolens 24/04/2010 19:10



Bonjour.
Pour tous les amoureux de RENAN LUCE, ou simplement les intéressés, sachez que ce monsieur sera en concert au Festival de Confolens (16) : le SAMEDI 14 AOUT à 21h00.



http://www.festivaldeconfolens.com/accueil_festival_confolens.php



Nico 06/11/2009 20:33



MDR les chéris respectifs qui languissent !

En tout cas, pour moi c'était vrai !

PS : Dommage qu'il n'ai pas pu prendre autant de temps qu'au Transbo...



Milou 06/11/2009 15:50


sinon, hier soir on était le 5 novembre! ;-p


Alison 10/11/2009 11:04


Hé ho, ça va, j'ai le droit de pas savoir à quel jour je vis si je veux.

C'est Renan, il me trouble.


Milou 06/11/2009 15:49


Moi je l'ai ressenti autrement! On aurait dit qu'il était ennuyé de ne pas nous voir réagir comme il l'espérait! Peut être a t'il pensé que le succès n'est pas acquis et qu'il a encore du
monde à séduire!
Alors il a tenté, avec sa fatigue et son vieux pull, de nous faire bouger et il a fini par y parvenir! Mais j'ai été surtout marquée par sa force à gratter sur les cordes de cette guitare pour nous
transporter de ses notes de musique!
Il y a un moment où même avec la plus grande gentillesse du monde on peut pas satisfaire tout le monde! Et moi, je n'étais pas venu pour ressortir avec une photo en duo, mais pour qu'il me
transporte de sa musique... ce qu'il a fait, avec sa jolie voix aussi!  
Pas de regret donc, si ce n'est le retard qui nous a laissé trop longtemps dehors à mon goût!